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Où ? Qui ? Combien ? ... Ce que l'on sait sur les blocages des “Gilets jaunes” ce samedi dans les Hauts-de-France

Mouvement des gilets jaunes : à quoi faut-il s'attendre ? / © MAXPPP/FRANCE 3
Mouvement des gilets jaunes : à quoi faut-il s'attendre ? / © MAXPPP/FRANCE 3

Le mouvement des "gilets jaunes" va-t-il mobiliser du monde ? Va-t-il bloquer ou paralyser des secteurs des Hauts-de-France ? On fait le point sur la journée de samedi. 

Par EM

La région Hauts-de-France est l'une des plus concernées par les blocages et manifestations du 17 novembre. Autoroutes, routes, rond-points, zones commerciales, centre-villes : de nombreux lieux différents sont concernés. 

On a compté environ (le chiffre bouge en permanence) 100 rassemblements dans la région. Dont une cinquantaine par exemple dans le Nord, une dizaine dans la Somme ou encore une petite vingtaine dans le Pas-de-Calais. 

Voici 2 cartes permettant de se repérer. L'une a été réalisée par Wemap, l'autre par la coordination des "gilets jaunes" elle-même.
 
Carte wemap des blocages du 17 novembre
Carte Officielle - Blocage 17 novembre 2018

 Voici une liste non-exhaustive des villes concernées (détails en cliquant sur la carte).


Nord
Le Cateau-Cambrésis, Caudry, Cambrai, Douai, Somain, Orchies, Grande-Synthe, La Gorgue, Estaires, Vendin-Le-Vieil, Lens, Liévin, Libercourt, Hénin-Beaumont, Lille, Marcq, Armentières, Nieppe, Wambrechies, Villeneuve-d’Ascq, Faches-Thumesnil, Englos, Seclin, Tourcoing, Neuville-en-Ferrain, Lys Lez Lannoy, Herlies, Orchies...

Pas-de-Calais
Arras, Tilloy-les-Mofflaines, Beaurains, Sainte-Catherine lez-Arras, Dainville, Gavrelle, Bapaume, Saint-Pol-sur-Ternoise, Arques, Setques, Longuenesse, Thérouanne, Arques, Saint-Omer, Longuenesse, Ouve-Wirquin,  Fouquières-lès-Béthune, Bruay-La Buissière, Allouagne, Lillers, Chocques, Cauchy-à-la-Tour, Calonne-Ricouart, Haillicourt, Nœux-les-Mines, Boulogne-sur-mer, Saint-Martin-Boulogne, Saint-Léonard, Wimereux, Outreau, Calais...

Aisne
Saint-Quentin, Laon, Guise, Hirson 

Oise 
Compiègne, Beauvais, Senlis, Compiègne, Ressons-sur-Matz, Saint-Martin-Longueau, Chambly, Clermont, Allonne, Breteuil

Somme
Péronne, Roye, Amiens, Doullens, Abbeville...
 

Pour en savoir plus, le site officiel des "gilets jaunes" est journee.blocage.17novembre.com. Une application ("Bloque ta route") est également disponible sur Android et iPhone.


Combien de "Gilets jaunes" ? 


Qui va vraiment participer aux blocages ou manifs ce samedi ? C'est évidemment la question principale... à laquelle personne ne peut répondre. Râler devant son écran ne veut pas forcément dire "aller manifester". Une personne qui se dit intéressée et "like" un événement sur Facebook ne se déplace pas forcément le jour J. Et inversement, certains manifestants pourraient se rendre à un point de rendez-vous sans s'être signalé avant. 

Voilà de quoi rester dans l'expectative. La préfecture des Hauts-de-France, elle-même, reconnaît ne pas connaître l'ampleur qu'aura le mouvement. La plupart des rassemblements sont essentiellement organisés via Facebook.    

 

62 Béthune Blocage

important Rdv demain 15h30 Place du Beffroi de Béthune. Objectif flyers /informer/écouter.


 

Blocages, manifs, barbecue géant... Que vont faire les gilets jaunes ?



Blocage de stations-service, opération escargot, routes barrées... Le mouvement des "gilets jaunes" va prendre de multiples formes. Certains ont même appelé à manifester à pied, samedi dans le centre de Lille. D'autres annoncent vouloir réaliser une opération "péage de Fresnes-les-Montauban gratuit". 

Un blocage "itinérant"sur la D 943, à Lillers. A Cambrai, des "gilets jaunes" veulent bloquer Carrefour, Cora et leurs pompes à essence. A Tourcoing, un départ est organisé pour bloquer l'A22, de même qu'à Senlis (au péage à 13h30)

Autre exemple, à Calais : l'un des administrateurs de la page "Les Gaulois de Calais" qui compte 1 750 personnes, a déclaré une demi-douzaine de points de blocage en préfecture.
 

La Sanef s'attend à des blocages sur les autoroutes et recommande donc de différer ses déplacements : "La multiplicité des points de rassemblement annoncés, notamment au niveau des accès autoroutiers proches des grandes villes (Caen, Rouen, Amiens, Arras, Reims, Metz...) ou sur les barrières de péage, pourrait générer d'importantes difficultés de circulation sur nos axes. Des opérations escargot pourraient également perturber le trafic", a précisé Sanef, qui exploite plus de 2.000 km d'autoroutes en France, notamment en Normandie et dans le Nord et l'Est.

Concrètement, les forces de l'ordre affirment qu'elles n'auront aucune tolérance par exemple pour les blocages d'autoroutes. "On ne sera pas le père Noël, il n'y aura pas de cadeaux, s'il y a des dérapages qui sont constatés, a déclaré le Préfet des Hauts-de-France Michel Lalande. Nous interviendrons manu militari ​​​​​​pour faire évacuer les voies qui seraient encombrées. Notamment les accès aux services publics d'urgence, les hôpitaux, les lieux stratégiques. Nous serons très intransigeants sur le libre accès des autoroutes, il est exclu que ces grandes voies soient bloquées."
 


De nombreux manifestants parlent tout de même de bloquer : "C'est des blocages, pas des filtrages !" a notamment lancé un Calaisien lors d'une réunion de préparation. "Vous ne laissez passer personne, sauf les infirmiers, le personnel médical etc. sur présentation de cartes".  Pour le blocage de l'A1, les organisateurs

Un autre organisateur affirme vouloir donner la priorité aux blocages d'hypermarchés, "où les gens vont faire leurs courses, faire leur plein de gazole". "En bloquant ça, on bloque l'État aussi, on bloque de l'argent qui rentre à l'État surtout sur les carburants", détaille-t-il.

 

Les "Gilets jaunes" ont-ils le droit de manifester ? 

 
Une manifestation doit toujours être organisée et déclarée : en mairie ou en préfecture : article 211-1 du Code de la Sécurité intérieure. 

D'ailleurs, les organisateurs -qui n'en sont pas-, rappelaient eux-mêmes que la déclaration était obligatoire au moins 3 jours avant, sous peine d'amende. 7500 euros pour manifestation non déclarée. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, une petite vingtaine de manifs seulement ont pourtant été déclarées. 

Les risques de débordements ou de manifestations non encadrées sont donc réels : ces dernières heures, l'Etat et les préfectures n'ont cessé de prévenir les manifestants. Tout ne sera pas permis.

"Pour rappel, selon les dispositions du code de la route (articles L412-1 et R 413-19), le fait d’entraver la circulation, d’empêcher la circulation des véhicules de secours ou de gêner la circulation des autres véhicules sont passibles d’une amende et d’une peine d’emprisonnement, explique la Préfecture du Pas-de-Calais dans un communiqué. Ces comportements peuvent être à l’origine d’accidents de la circulation et engager, par conséquent, la responsabilité des organisateurs des manifestations et des manifestants."
 
Les "gilets jaunes" ont également publié un petit guide de consignes à respecter ce samedi : ne pas bloquer les secours, respect des forces de l'ordre, sang-froid, filmer si ça dérape...
 

Bernard Dubruel

LE BLOCUS DU 17 NOVEMBRE EN TOUTE SECURITE


 

Qui est derrière les "Gilets jaunes" ?

Qui est derrière tout ça ? A priori, personne : pas de parti, pas de syndicat, pas d'association. Personne n'organise vraiment ce mouvement où des citoyens aident d'autres citoyens à se fédérer autour d'une journée de mobilisation dont on ne sait pas s'il y aura du monde, sans que cela soit encadré, ni complètement déclaré.

Nathanaël Ramphft, un citoyen de la métropole lilloise qui se mobilise, explique : "On en a marre de subir tout ce qu'on subit, au niveau du pouvoir d'achat. On arrive à un République liberticide qui ressemble plus à une monarchie qu'à une démocratie. Nous ne sommes pas organisateurs. Nous sommes là comme d'autres citoyens pour aider à fédérer les choses."
 
ASKIP : Gilets jaunes, le grand flou

Tous les principaux partis d'opposition au gouvernement soutiennent et regardent avec bienveillance le mouvement sans forcément tous appeler à y participer. 

Sur le groupe Facebook des "Gilets jaunes", les revendications vont de l'augmentation du Smic à la baisse du prix de l'essence et des impôts...
 

"On est bloqués pour tout, pour les retraites, le manque d'infirmiers, de professionnels de santé. À un moment donné, il faut agir", expliquent des manifestantes sur France 3.

Deux communes des flandres, Morbecque et Estaires, ont décidé de soutenir officiellement le mouvement. Notamment avec un gilet jaune géant sur la mairie.


Quelles conséquences dans les Hauts-de-France ?


Par mesure de précaution, des insituations ou entreprises ont pris les devants cette semaine. Tous les matchs de football sont annulés samedi sauf la Coupe de France. La Ligue des Hauts de France et les districts Flandres, Côte d’Opale et Artois de football décidé de ne pas prendre des risques.

L'usine Toyota d'Onnaing qui avait prévu une journée de travail, l'a annulée.

Contrairement à d'autres régions, aucune station-service ou supermarché n'ont prévu de fermeture exceptionnelle.


 

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