La région Hauts-de-France réclame un “remboursement” à la SNCF après des suppressions de trains liées à une grève

En gare Lille-Flandre (avril 2019) / © ALI BENBOURNANE
En gare Lille-Flandre (avril 2019) / © ALI BENBOURNANE

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, exige de la SNCF un "remboursement de l'intégralité des charges engagées" suite à la suppression, "sans aucune concertation", de certains TERGV consécutivement à des mouvements sociaux internes à la SNCF.

Par AFP

Un préavis de grève avait été déposé pour lundi et mardi par des conducteurs des TGV Nord, protestant contre une réorganisation des horaires et de leur organisation de travail. En conséquence, "un peu plus de 5 TERGV ont été supprimés chaque jour", a annoncé un porte parole de la SNCF. "Et deux TERGV seront encore supprimés mercredi, des suites de la grève".

Ces dernières semaines, d'autres TERGV avaient également été supprimés à cause d'un mouvement de débrayage au Technicentre du Landy (Seine-Saint-Denis), provoquant la colère des usagers. Dans les Hauts-de-France, les TERGV relient Lille à Arras, Boulogne-sur-Mer, Calais ou Dunkerque notamment. Ces liaisons régionales à grande vitesse utilisent des TGV.

Le service est subventionné par la région dans le cadre d'une convention avec la SNCF. Suite aux perturbations, et estimant que cette situation constitue une "rupture de contrat", le président de la région Hauts-de-France réclame un "remboursement de l'intégralité des charges engagées", soit entre 300 000 et 600 000 euros, selon une source au Conseil régional.
 
Le courrier envoyé par Xavier Bertrand au PDG de la SNCF
Le courrier envoyé par Xavier Bertrand au PDG de la SNCF


"La SNCF a décidé de supprimer sans aucune concertation des TERGV (...). Ceci n'est pas acceptable et est contraire au contrat de service public qui lie la Région et SNCF Mobilités", écrit Xavier Bertrand dans une lettre adressée à Jean-Pierre Farandou, le PDG du groupe ferroviaire. Il demande également le "dédommagement intégral des usagers ayant subi ces suppressions".

Ce différend survient alors que, dans le cadre de l'ouverture à la concurrence, les régions pourront passer des appels d'offres à partir du 3 décembre pour choisir --ou pas-- un exploitant alternatif à la SNCF pour les lignes TER et Intercités. La région Hauts-de-France a annoncé son intention d'ouvrir à la concurrence 20% de ces lignes. 

 

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