Témoignage. Violée sous GHB, elle a longtemps passé sous silence son agression : "je n’avais qu’un flash et aucune preuve matérielle"

Publié le Écrit par Elise Ramirez

Il lui a fallu cinq ans pour enfin accepter d’en parler. Après une soirée entre amis dans un bar amiénois, Alice s’est réveillée blessée dans le lit d’un inconnu. Elle n’a aucun souvenir de cette nuit, mais elle est sûre d’avoir été droguée au GHB. La drogue du violeur commence à alerter les pouvoirs publics, mais touche encore de nombreuses victimes.

C’était en décembre 2017. Alice*, 27 ans à l’époque, se rend à la soirée d’anniversaire d’une amie, organisée dans un bar du centre-ville d’Amiens. Alors qu’elle est au bar pour commander un verre, un homme l’accoste et lui offre à boire. Ils discutent. Puis l’homme annonce qu’il doit partir. Alice rejoint ses amis et commence un échange par message avec lui. "J’avais déjà la nausée, je titubais et je n’avais bu que deux verres. Il me propose de le rejoindre dans un autre bar à Saint-Leu." Alice quitte ses amis et retrouve l’homme qu’elle a rencontré quelques heures plus tôt. "En arrivant, ça commençait à être flou. Je n’avais plus de jambes. Je sentais qu’elles me lâchaient. C’est à partir de là que je n’ai plus aucun souvenir de la soirée", raconte-t-elle.

Une amnésie totale

Elle se réveille dans un lieu inconnu, seule dans un lit. "Je ne savais pas où j’étais. Je me suis réveillée dans une torpeur. J’avais une très grosse migraine, une douleur diffuse à l’arrière du crâne. Je me suis levée mais je n’arrivais pas à marcher. Puis, je me suis évanouie." Elle raconte que l’homme est alors dans le salon. "Il m’a portée jusqu’au canapé et m’a dit que j’avais beaucoup bu, la veille, que je ne me souvenais pas de mon adresse et qu’il m’a ramenée chez lui, déshabillée et couchée dans son lit. Mais je savais que deux verres d’alcool n’auraient pas pu produire ces effets."

"J’avais des bleus partout au niveau de l’entre-jambe. Ma culotte, déchirée, était remplie de sang et j’avais mal."

Alice

Le doute commence alors à s’installer dans l’esprit d’Alice. Mais lorsqu’elle va dans la salle de bain, elle constate des blessures sur son corps. "J’avais des bleus partout au niveau de l’entre-jambe. Ma culotte, déchirée, était remplie de sang et j’avais mal. J’avais une longue griffure sur le ventre", décrit la jeune femme. Sortie de sa torpeur quelques jours après, Alice décide de ne pas porter plainte et ne parle à personne de ce qu’elle a vécu. De cette nuit, il lui reste un flash. "Ce sont des images très violentes. Il est sur moi dans le lit où je me suis réveillée, mais rien de plus. Plus tard, je me suis dit que ça ne servait à rien de porter plainte parce que je n’avais qu’un flash et aucune preuve matérielle." Mais c’est aussi la honte et la peur de ne pas être entendue qui la retiennent. La jeune Amiénoise recroise son agresseur en ville à plusieurs reprises. "Il m’a dit : 'si tu portes plainte, je te détruirai toi et ta famille. De toute façon, tu n’as aucune preuve.'" Alice décide d’oublier ces évènements.

"Je ne pouvais plus rester seule avec ce secret."

Alice

Quatre ans plus tard, elle sort de son silence et en parle pour la première fois à une amie. "Après avoir vu un film dans lequel une femme est victime de viol, je me suis décidée. Je ne pouvais plus rester seule avec ce secret. Sur les conseils de mon amie, j’ai écrit une lettre à mes parents et je leur ai tout expliqué. Si je ne leur ai rien dit jusque-là, c’était pour les protéger. Mais cette lettre m’a permis de me libérer de cette angoisse. Ça a été un exutoire", confie Alice.

Si elle accepte de nous livrer son histoire, elle souhaite rester anonyme car elle croise encore son agresseur et le sentiment de honte est toujours très présent. "Je ne me vois pas en parler à visage découvert. Je suis chef d’entreprise et je connais du monde à Amiens. Mais je regrette de ne pas avoir fait tout ce qu’il faut pour avoir des preuves et porter plainte. Je sais aussi, pour avoir déjà déposé plainte au commissariat, qu’il y a très peu de chance d’être vraiment écoutée et crue. C’est à nous, victimes, de convaincre. La procédure est trop compliquée parce que même si on a des preuves, il faut se confronter à son agresseur, puis convaincre à nouveau au tribunal. Je n’ai pas de statistiques mais ça décourage une majorité de victimes. J’en veux au système, à la police, à la justice", dénonce Alice.

Le GHB, la drogue du violeur

Le GHB, plus communément appelé "drogue du violeur", est de plus en plus répandu dans les bars et discothèques. Utilisé comme stimulant sexuel ou excitant dans les clubs, le GBL, une fois entré dans l’organisme, se change en GHB, un anesthésiant utilisé en médecine. Son action est d'abord euphorisante, puis sédative. C'est un stupéfiant qui se présente sous la forme de poudre soluble dans une boisson ou sous la forme d'un liquide. La consommation se fait par ingestion et l’alcool majore sa toxicité. La GBL produit ses effets rapidement, en 10 à 15 minutes. La personne se sent euphorique et désinhibée, en particulier sur le plan sexuel et peut avoir des nausées, des vertiges et des hallucinations. À dose importante et mélangée à d’autres substances, la prise de GHB peut conduire au coma.

Les effets sont connus, mais les preuves sont souvent insuffisantes suite à un viol sous GHB. Les victimes ont perdu la mémoire et sont désorientées. Pourtant, tout se joue quelques heures après l’agression. En effet, la substance est détectable jusqu’à huit heures dans le sang et 12 heures dans les urines.

Une libération de la parole

Peu à peu, les langues se délient, en dehors des salles d’interrogatoire et des tribunaux. Le mouvement Balance ton bar incite les victimes à témoigner sur les réseaux sociaux pour dénoncer les établissements. De nombreuses villes possèdent leur page Instagram, comme à Amiens où les témoignages touchent de nombreux bars identifiés du centre-ville. "J’ai été droguée deux fois au même bar. La première fois, j’étais accompagnée quand les effets se sont déclarés."

"Il y a quatre ans, fête de la musique. Un homme qui ne m’inspire pas confiance me parle, son ami arrive, je tourne un peu la tête. Black out. Je reprends conscience vers la fac de droit, en pleurs. Quatre jours de crises d’angoisse, d’SOS médecins, des douleurs dans le cou, des bleus. On a forcé tellement fort sur l’intérieur de mes cuisses que j’ai la trace des mains."

"Je me souviens de tout jusqu’à 12h09. J’ai envoyé un message à une copine aux toilettes et je me suis endormie. Je me suis réveillée chez ma copine vers 5h30. J’étais complètement perdue, je ne reconnaissais rien." De nombreux récits d’agressions et d’intoxication chimique comme ceux-là sont publiés sur le compte, comme un relais d’information. L’objectif : alerter sur les risques.

Pour protéger leurs clients, les patrons de bars ont mis à disposition, à la rentrée 2022, des protège-verres, sorte de préservatifs pour gobelets. Ces dispositifs, lavables et réutilisables, permettent, entre autres, de se protéger contre le GHB. Mais les jeunes clients ne semblaient pas sensibles à la démarche. Et les agresseurs continuent d’opérer.

Une difficile identification des cas pour la justice

Les forces de l’ordre et les parquets reçoivent régulièrement des plaintes de personnes ayant été agressées après avoir perdu connaissance, mais très peu de ces affaires finissent au tribunal.

La procureur de Compiègne reçoit chaque semaine des plaintes de jeunes femmes qui indiquent avoir été agressées sexuellement ou violées lors d’une soirée et qui ne se souviennent de rien, à part quelques flashs. Sans preuve, l’affaire est classée sans suite. "La victime doit se rendre à l’hôpital le plus vite possible avant d’aller porter plainte car si des traces sont observées au niveau des poignets, des blessures, c’est une contrainte caractérisée. Sinon, la question du consentement va se poser. La victime était-elle dans un consentement éclairée ? Et l’auteur avait-il conscience qu’elle n’était pas dans son état normal ? Ce sont des cas que l’on observe souvent", explique Marie-Céline Lawrysz, procureur de la République de Compiègne.

L’élément intentionnel et moral est, faute de preuve, le seul point sur lequel les magistrats peuvent se baser. "Nous avons eu des dossiers de viol avec GHB, mais ce ne sont que des suspicions. Les victimes nous indiquent ne pas se souvenir des faits. Pour les preuves, il est très difficile d’obtenir des résultats d’analyse positifs dans les délais", ajoute Marie-Céline Lawrysz.

Un tissu associatif pour l'aide aux victimes

Pour ne pas rester seule, Alice s’est tournée vers le centre d'information sur les droits des femmes et des familles à Amiens, le CIDFF. Elle y a trouvé de l’écoute, du réconfort et des conseils. Une équipe de trois juristes, d’une psychologue et de conseillères accueille, de manière anonyme, les victimes dans leurs locaux, les oriente et les accompagne dans la procédure judiciaire, si besoin.

"Si je ne me souviens pas de ce qu’il s’est passé, c’est que je n’étais pas consentante. La question ne se pose pas."

Margot Diliberto, responsable juridique au CIDFF de la Somme

D’après, Margot Diliberto, responsable juridique du CIDFF à Amiens, les dénonciations pour viol sous fond de GHB sont très rares. "Une personne qui se réveille un lendemain de soirée dans un état second doute d’elle-même, elle ne pense pas tout de suite au viol. Donc elle est loin d’envisager un dépôt de plainte. Et pourtant, la loi est claire : le consentement doit être libre et éclairé. Donc si je ne me souviens pas de ce qu’il s’est passé, c’est que je n’étais pas consentante. La question ne se pose pas", expose la juriste.

L’association enregistre de plus en plus de demandes d’accompagnement concernant des agressions sexuelles et des viols, mais seule une seule victime de soumission chimique a passé la porte de la structure : Alice. "Pour Alice, c’est trop tard pour obtenir réparation. Dès que les traces sur le corps disparaissent, le risque est d’essuyer un classement sans suite. Et cela est très douloureux pour une victime. Dès les premiers doutes, il faut aller consulter. Dès lors qu’on suspecte un rapport non protégé, il faut aller aux urgences pour faire un check-up. Si on observe des bleus sur le corps, ne pas hésiter à prendre des photos. C’est très difficile pour une victime surtout lorsqu’elle ne se souvient de rien. Mais il faut très vite se faire accompagner", détaille Margot Diliberto.

"La plupart des victimes ne portent pas plainte car elles ont peur des représailles et de ne pas être entendues par les autorités."

Sylvana Mercanti, juriste à France Victime 80

La victime peut déposer plainte à la gendarmerie ou la police, mais aussi rédiger un courrier à l’attention du procureur de la République. À Amiens, le CIDFF et l’association France Victime proposent leur soutien pour la rédaction des documents, mais aussi un accompagnement psychologique, social et juridique. Sylvana Mercanti, juriste à France Victime 80, déplore un grand nombre de classements sans suite, dans le cas de viol avec soumission chimique. "Les femmes qui demandent de l’aide sont très abstraites dans la description des faits, à cause de l’amnésie. Et la plupart des victimes ne portent pas plainte car elles ont peur des représailles et de ne pas être entendues par les autorités. Lorsqu’on les reçoit, il faut les rassurer sur leur position de victime parce qu’elles culpabilisent et nous les accompagnons au commissariat si besoin", explique la juriste.

La soumission chimique aussi dans la sphère privée

Ces dernières années, les viols sous drogues ont été souvent associés au GHB versé dans un verre en boîte de nuit, mais ces faits se produisent aussi dans la sphère privée avec l’aide d’autres substances chimiques, telles que des sédatifs. Caroline Darian, fille d’une victime, a décidé de lever le voile sur ce fléau avec un livre, Et j’ai cessé de t’appeler papa, publié aux éditions JC Lattès, un témoignage des agressions que sa mère a vécu sous son toit durant des années. Elle a également lancé le mouvement de prévention #MendorsPas Stop soumission chimique. Une campagne de sensibilisation pour alerter, prévenir et protéger les victimes, soutenue par des professionnels de santé, des journalistes, des artistes.

"Pendant plus de 10 ans, il l’a droguée à coups de somnifère et d’anxiolytiques. Des médicaments délivrés sur ordonnances ou en vente libre, pour abuser d’elle et la faire violer par d’autres hommes. Elle, c’est ma mère et lui, c’était mon père". C’est ainsi que commence le témoignage de Caroline Darian sur mendorspas.org. Un témoignage poignant qui vise à alerter l’opinion publique. L’objectif affiché du mouvement : informer le plus grand nombre, ainsi que les professionnels de santé, pour tenter de mieux prévenir, de protéger et d’optimiser la prise en charge des victimes de soumission chimique dans la sphère privée. Des agressions qui restent encore sous silence.

Des statistiques difficiles à établir

Aucune enquête ne permet de comptabiliser le nombre de victimes de soumission chimique en France du fait de la complexité d’obtention des preuves et de l’absence de plaintes dans de nombreux cas. Mais l’agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a mis en place depuis le 1er juillet 2003, un dispositif d’observation sur l’usage criminel des drogues. Cette enquête annuelle, coordonnée par le centre d’addictovigilance de Paris permet, chaque année, d’identifier les substances en cause, de mieux définir les contextes des agressions et le modus operandi des agresseurs.

En 2020, elle révèle 539 signalements suspects, en particulier dans les lieux festifs mais aussi dans les lieux privés. Sur ces signalements, seules 60 ont été classés comme "vraisemblables", c’est-à-dire suite à un dépôt de plainte, un témoignage et une analyse positive à une substance psychoactive n’appartenant pas au traitement de la victime. Parmi ces victimes "vraisemblables", 88 % sont des femmes et l’agression sexuelle est la principale finalité. Pour 10 % d’entre elles, du GHB a été retrouvé dans le sang. Une victime sur deux rapporte une amnésie.

Il reste difficile de caractériser les agressions avec soumissions chimiques. C’est une partie souvent cachée.

Anne-Sophie Lemaire-Hurtel, responsable du laboratoire de pharmacologie et toxicologie au CHU d’Amiens

Anne-Sophie Lemaire-Hurtel, responsable du laboratoire de pharmacologie et toxicologie au CHU d’Amiens, observe une recrudescence des déclarations de victimes, par la voix médico-légale ou hospitalière depuis 2022.

Devant l’augmentation des demandes de prise en charge, son service a réalisé une analyse au jour le jour de ces dossiers qui complète l’enquête de l’agence nationale de la sécurité du médicament. 99 cas déclarés en tout à Amiens et sa région. 91 % sont des femmes et 9 % des hommes, pour la plupart âgés de 15 à 25 ans. 54 % d’entre eux ont rapporté une amnésie des faits.

L’infraction la plus souvent identifiée est à caractère sexuel avec agression ou suspicion d’agression sexuelle. 98 % des agresseurs sont des hommes et 83 % d’entre eux agissent seuls. Les agresseurs identifiés sont connus de la victime dans les trois quarts des cas. Les substances retrouvées sont souvent des somnifères et des anxiolytiques.

D’après la biologiste qui est aussi experte judiciaire, il faut rester prudent quant à la notion de GHB associé au viol. "Nous avons réalisé cette enquête à l’issue de réunions avec la mairie d’Amiens, afin d’éclairer les situations et notamment répondre aux inquiétudes des patrons de bar, suite au phénomène qui se répandait sur les réseaux sociaux. L’objet du travail était d’analyser les situations basées sur de vrais chiffres. Parmi ces cas, on a observé beaucoup de situations d’auto-vulnérabilité chimique. C’est-à-dire, une alcoolisation massive, la consommation de stupéfiants et la prescription de psychotropes. Dans 30 % des cas, les analyses ne révélaient que de l’alcool dans le sang. Il reste difficile de caractériser les agressions avec soumissions chimiques. C’est une partie souvent cachée", explique Anne-Sophie Lemaire-Hurtel qui reconnaît que la libération de la parole permet d’observer de plus en plus de cas d’intoxication aux médicaments. "Pour l’année 2023, le nombre de cas continue sur ce rythme", ajoute la biologiste.

Briser le silence

Alice se relève doucement de ses blessures. Après plusieurs années de psychothérapie, elle vit encore avec le sentiment d'insécurité. "Je ne serai plus jamais la même. J'ai fait de nombreuses séances chez une psy et une sophrologue pour sortir de ces angoisses, de cette honte. Ce n'est pas normal que ce soit à la victime de déployer autant d'efforts pour espérer s'apaiser. La guérison, je le sais, elle ne viendra jamais", assure Alice.

Je brise le silence pour les autres victimes et pour m'enlever cette part de culpabilité constante due au fait que mon agresseur a peut-être fait d'autres victimes.

Alice

Elle peine encore à se considérer comme une victime, une étiquette dans laquelle elle ne se reconnaît pas. Pour elle, témoigner ne peut être que salvateur. "Ma démarche n'est pas personnelle. Je brise le silence pour les autres victimes et pour m'enlever cette part de culpabilité constante due au fait que mon agresseur a peut-être fait d'autres victimes."

Alice fait partie de ces personnes agressées qui n’ont pas pu obtenir réparation. Un "chiffre noir", celui de toutes ces victimes anonymes et inconnues des autorités. Afin de briser le silence, elles peuvent se rendre dans les structures associatives présentes dans de nombreuses villes, mais d’après certaines victimes, ces initiatives manquent. "J’ai cherché un groupe de parole mais ça n’existe pas à Amiens. Il faut aller à Lille. C’est très dommage parce que ça aiderait beaucoup les personnes qui se sentent seules. J’ai proposé au CIDFF d’en créer un chez nous, à Amiens", indique Alice.

Message de prévention

En soirée, surveillez votre verre, ne le laissez pas posé sur une table pour aller danser par exemple. N'acceptez pas un verre offert, sauf si c'est directement au bar et que vous pouvez voir sa préparation. Ne consommez pas une boisson sans connaître ni son contenu ni sa provenance. Soyez attentifs à vos amis. Si l'un d'entre eux a un comportement inhabituel ou fait un malaise, restez auprès de lui, offrez-lui de l'eau, proposez-lui d'aller s'aérer dehors. Si la personne est inconsciente, appelez les secours.

Si vous êtes concerné(e) par cette situation, vous pouvez joindre ces associations :

  • France Victime : 116 006 (7j/7 ; 24h/24). À Amiens : 06 22 21 26 80. Permanences à Montdidier, Péronne, Abbeville et Doullens.
  • CIDFF : 0322220194. Une antenne à Amiens, à Péronne et à Abbeville.
  • Violences Femmes Info : 3919 (7j/7 ; 24h/24).
  • Dispositif Drogues Info Service : 0 800 23 13 13 (7j/7 ; 08h-02h).

*Le prénom d'Alice a été modifié.

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