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Une artiste cayolaise transforme les déchets en oeuvres d'art pour sensibiliser le public à la pollution

Quand les déchets se transforment en art ...Sophie Hélène ne manque pas d'idées pour sensibiliser le public à l'environnement / © France 3 Picardie
Quand les déchets se transforment en art ...Sophie Hélène ne manque pas d'idées pour sensibiliser le public à l'environnement / © France 3 Picardie

Créée cet été par Sophie Hélène, une artiste cayolaise engagée, l'association SOS laisse de mer va présenter son premier projet en avril sous forme d'exposition, d'ateliers ou de conférences pour sensibiliser le public à la défense de l'environnement.

Par Camille Di Crescenzo

L'association SOS laisse de mer a été créée cet été par Sophie Hélène dans le but de sensibiliser le public à la présence des déchets dans la nature, sur terre ou en mer.
Sa première action est une exposition itinérante qui débutera pendant le Festival de l'oiseau du 13 au 22 avril. 
 

Une artiste engagée


Sur la côte picarde, Sophie Hélène, coloriste de formation, interpelle par ses créations le public à propos des déchets produits par l'Homme et la place de celui-ci dans la nature et le milieu marin. 
"Au tout début, je pense que c’est la couleur des déchets dans la minéralité des galets qui m’a attirée explique l'artiste, ce qui m’intéresse, c’est la dégradation de la couleur par les éléments, ce sont toutes les variations chromatiques que les éléments impriment sur les déchets, le temps de leur passage dans l’eau ou sur la plage". 

Cette plasticienne cayolaise collecte sur la plage du Hourdel la matière première de ses créations, la laisse de mer, ces déchets naturels ou indésirables, que la marée rejette inlassablement. 
 

Une palette de couleurs


Des fonds de canettes d'aluminium, des cartouches de fusil de chasse ou des briques alimentaires, la palette de l'artiste ne manque pas de couleurs. Certains portent même le doux nom de "larmes de sirène". Elle nous les montre au fond de son tamis : 
"Ce sont ces petits granulés de 3, 4, 5 mm de diamètre. Il y en a de toutes les couleurs, des blancs, des bleus, des transparents. Ce qui est embêtant, c’est sa taille en fait. Ils rentrent évidemment dans la chaîne alimentaire puisque les poissons ont du mal à faire le ménage entre le plancton, les micro-organismes dont ils se nourrissent et le plastique".

Pendant un an, Sophie Hélène s'est attelée à créer une oeuvre par jour, 365 tableaux qui, une fois assemblés, couvriront 40 m2. Elle ne cherche pas à effrayer le public mais à travers l'exposition, elle joue sur la corde sensible et espère que le public sera touché et interpelé à la cause de la défense de l'environnement.

Pour découvrir le projet et si vous voulez vous associer à l'organisation, Sophie Hélène vous donne rendez-vous ce samedi 2 mars à l'ancienne école du Hourdel, rue de la chapelle, de 10h à midi.

L'exposition itinérante s'implantera dans 6 sites de la région des Hauts-de-France. Elle commencera au Hourdel du 13 au 22 avril, puis au musée portuaire de Dunkerque en mai-juin, dans le fort d'Ambleteuse en août, à Fort-Mahon en septembre, au lycée de Friville-Escarbotin en novembre et probablement à Abbeville en décembre.

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