Condamné à 15 ans de prison pour le meurtre de Clément Brisse à Ham, l'accusé fait appel de la décision

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Écrit par Eline Erzilbengoa
Palais de justice d'Amiens.
Palais de justice d'Amiens. © FTV

L'accusé du meurtre de Clément Brisse à Ham a décidé de faire appel de la décision rendue par la cour d'assises des mineurs de la Somme le 19 novembre dernier. Il a été condamné à la peine maximale encourue par un mineur, soit 15 ans de réclusion criminelle.

Il aura attendu le dernier moment pour faire appel de la décision rendue vendredi 19 novembre par la cour d'assises des mineurs de la Somme. Après 5 jours de procès, l'accusé avait été condamné à 15 ans de prison pour le meurtre de son ancien camarade de classe, Clément Brisse.

L'adolescent âgé de 16 ans avait été retrouvé mort poignardé le 30 mars 2017 dans une mare du parc Délicourt à Ham dans la Somme, à quelques centaines de mètres du lycée Peltier où il était interne en seconde. 

Tout au long du procès, l'accusé âgé aujourd'hui de 21 ans, n'a cessé de nier les faits malgré les aveux d'un autre lycéen, accusé, lui, de faux témoignage. Devant la cour, ce dernier avait confirmé avoir suivi son camarade sur les lieux du décès quelques heures après la mort de l'adolescent, et y avoir vu son corps sans vie. Des traces de sang avaient aussi été retrouvées sur les chaussures de l'accusé. Pour autant, la défense avait insisté sur les "zones d'ombre" du dossier, notamment sur une absence de mobile.

L'excuse de minorité pourrait ne pas être retenue en appel

Pour Me Guillaume Demarcq, avocat de la famille de Clément Brisse, cette démarche de faire appel est risquée pour l'accusé qui risquerait de perdre l'excuse de minorité et pourrait encourir la peine maximale de 30 ans de prison.

Devant la cour d'assises des mineurs de la Somme, le parquet avait requis 20 ans de réclusion, demandant ainsi d'écarter l'excuse de minorité qui ramène la peine encourue à la moitié de celle prévue pour les majeurs. Un point que les jurés n'avaient pas retenu, condamnant l'accusé au maximum de 15 ans de réclusion criminelle prévu par la loi.

Toujours selon l'avocat de la famille de la victime, une nouvelle audience signifie aussi reporter le travail de deuil. Ce procès en appel pourrait se tenir d'ici un an devant la cour d'assises de Beauvais ou de Laon.

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