InnovaFeed s’implante à Nesle : 110 emplois devraient être créés

L’entreprise InnovaFeed s'implante à Nesle dans la Somme. La start-up va y produire des protéines à partir d’insectes pour l’aquaculture et fermes aquacoles. 110 emplois à la clef.
 

© images : entreprise innovaFeed

InnovaFeed s’implante à Nesle. Si le lancement officiel a eu lieu cette semaine, l’usine sortira de terre dans un an. 110 emplois vont être créés.

« C’est le résultat de deux ans de travail. Il y avait trois sites sur les rangs et Nesle a été choisi.  C’est une très bonne nouvelle pour notre secteur, car il s’agit de la troisième usine qui s’implante en trois ans. Elles ont toutes un caractère exceptionnel et innovant"; réagit André Salomé, le président (LR) de la communauté de communes de l’Est de la Somme qui regroupe quarante deux communes et où vivent 20 500 habitants. Outre Innovafeed , ce sont les entreprises Spurgin Léonhart pré-fabrication (50 emplois seront créés) spécialisé dans la construction de murs intelligents et les caramel Millet dont l’usine est en construction avec 25 emplois à la clef.

 
Innova feed, une start-up qui se développe dans les Hauts-de-France



Un premier site de production de protéines d’insectes à destination de l’aquaculture est déjà implanté à  Gouzeaucourt près de Cambrai. Le site de Nesle au coeur du Santerre vise le marché des poissons nourris avec des protéines d’insectes. «  Nous produisons des protéines à partir d’insectes et développons une nouvelle forme d’aliment. Il y a un fort développement de l’aquaculture qui a besoin d’une nouvelle forme source de protéines », déclare Clément Ray, co-fondateur et président d' InnovaFeed. Ce chef d’entreprise est ingénieur et a travaillé en conseil en stratégie avant de créer sa start-up. Nesle va fabriquer 10 000 tonnes de protéines d’insectes d'après André Salomé, mais ce chiffre n'est pas confirmé par le directeur de l'entreprise Innovafeed.

Sur le site de Nesles, seront élevées des larves de mouche pour en extraire des protéines. Les mouches s'appelent des Hermetia Illucens. Elles seront ensuite destinées à l’aquaculture pour nourrir des truites. Ce qui apparaît être le plus innovant, c'est l'élevage d'insectes. Les larves seront déshydratées afin de nourrir les truites et les saumons, « ces protéines seront incorporées dans les poissons d'élevage reconstituant ainsi un régime plus proche de leur régime naturel, car à l'état sauvage une truite ou un saumon se nourrit d'insectes  », précise Clément Ray. Ces truites et saumons d'élevage seront vendues sur le marché français, notamment à la grande distribution " les truites vendues par l'une des grandes enseignes de la grande distribution  sont nourries aux insectes", complète-t-il. Les poissons d'élevage seront aussi commercialisés sur les marchés du saumon premium en Europe du nord et en Écosse et en Norvège. 
 

Les collectivités apportent  une aide financière « remboursable »



Il faut aujourd'hui avancer une grande partie de l'argent aux entreprises pour faciliter leur installation mais " il s'agit d'une avance remboursable" précise André Salomé. D'après lui, la communauté de communes de l’est de la Somme finance cette installation à hauteur de 800 000 euros, remboursable en 5 ans.  La région apporte sur la même base 1,2 millions d’euros. Seul le conseil départemental subventionne l'initiative à hauteur de 280 000 euros non remboursables. Ces chiffres ne sont pas confirmés par le président d'Innovafeed. 

Le site s’implante sur le terrain de Téréos avec un concept d’économie circulaire


Les résidus du blé, à savoir les solubles issus de l'amidonerie qui étaient destinés à l'alimentation animale et porcine ou en méthanisation, seront en partie utilisés pour nourrir les larves d’insectes, « c’est le concept de l’économie circulaire. ce sera ensuite  acheminé par tapis, donc plus de transports, 50 000 tonnes seront produit par an. Tout est utilisé et optimisé », explique André Salomé. 

Sur ce site de la Somme, une centaine d'emplois devraient être créés, des emplois d'ingénieurs, techniciens et opérateurs. 
 


 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
économie région hauts-de-france