VIDÉO. Logement : les Hauts-de-France, parmi les moins bien lotis

© Max PPP
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Une récente étude de l'INSEE fait la lumière sur le problème du logement dans les Hauts-de-France.  Les résultats sont quelques peu paradoxaux : la nombre de logements vacants est élevé, alors que les demandes de logement non satisfaites explosent. Explications en trois questions.  

Par N.C avec Maïna Sicard-Cras

1- Pourquoi autant de logements vides dans la région ? 

C'est le premier chiffre qui interpelle. Dans les Hauts-de-France, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) compatbilise près de 213 800 logements inoccupés. 
 
Logement : Les Hauts-de-France, parmi les moins bien lotis


Première explication, la taille des logements, bien plus grande que nécessaire au regard du nombre de personnes par foyer. Pour
Amale Benhima, la responsable du service habitat DDTM du Nord,  c'est une explication, jusque là, plutôt logique : "il s'agit de perosnnes vieillissantes, de familles, qui voient leurs enfants partir et qui se retrouvent en sous-occupation d'un certain logement". C'est selon elle, une "réalité qu'on retrouve assez souvent dans les territoires ruraux". 

 2-  Pourquoi alors, avec autant de logements vides, le nombre de demandeurs de logements est en augmentation ?  

L'étude rapporte que, souvent, les logements disponibles sont trop chers pour les populations les moins aisées. Alors comment répondre à cette demande croissante de logement ? 

La deuxième explication tient dans l'explosion démographique. le vieillissement de la population fait que, dans vingt ans, la proportion de personnes de 65 ans et plus qui va exploser. Forcément, la demande de logement va de paire. Le directeur régional adjoint de l'Insee, François Chevalier, estime que pour pallier cette "crise du logement", il faudra produire, environ, 14 000 logements chaque année dans la région. 

3- les Hauts-de-France : en première ligne de vulnérabilité énergétique ?  

C'est le dernier ensiegnement de cete étude de l'INSEE. Nous sommes dans la région la plus exposée à la vulnérabilité énergétique. Elle concerne des difficultées, totales ou partielles, à chauffer l'eau, et les pièces de son logement. De manière générale, les logements de la région sont plus énergivores que la moyenne nationale. 

Pour François Chevalier, l'explication tient à l'ancienneté des logements de la région : "55% de notre part de logement a été construite avant 1970. À l'époque, on avait pas de snormes très strictes. Au niveau national, c'est 45 %"

Dernière explication, le climat, qui impacte notre consommation énergétique. Notre région est la troisième de France à détenir les températures les plus fraiches. Voilà sans doute ce qui explique la hausse des factures d'énergie à la fin du mois... 

 

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