Brittany Ferries : ouverture de négociations en vue

Sous la pression des préfets et des élus régionaux, la direction de la compagnie maritime accepte de rencontrer les organisations syndicales à Roscoff ce samedi soir.

Le Normandy à quai à Ouistreham, vendredi 21 septembre
Le Normandy à quai à Ouistreham, vendredi 21 septembre © France 3 Basse-Normandie
Hier, bien que les syndicats aient voté la reprise du travail, c'est la direction elle-même qui décidait d'immobiliser tous ses navires à quai jusqu'à nouvel ordre, considérant qu'elle ne pouvait plus assurer "l'exploitation des navires et la gestion des passagers dans des conditions normales".

La compagnie a convoqué un comité d'entreprise extraordinaire vendredi pour informer ses membres de sa décision "d'arrêter les navires jusqu'à nouvel ordre et de débarquer l'ensemble des personnels navigants à l'exception d'un personnel de sécurité", selon le communiqué.

"Un scandale" pour le délégué CGT de l'entreprise. 

Mais La Brittany Ferries, qui assure que le coût de ces grèves se chiffrera en millions d'euros, rappelle que, le 13 septembre, le bateau l'Armorique était resté bloqué à quai en raison d'une grève -sans préavis selon la compagnie- avant d'être de nouveau bloqué depuis jeudi soir à Roscoff, tout comme le Cotentin à Cherbourg, le Cap Finistère (remorques et camions) en Espagne, le Normandie à Ouistreham et le Mont-Saint-Michel à Cherbourg.

Les passagers motorisés et clients fret ont été réorientés vers les compagnies de ferry opérant sur Calais et Douvres. Plus de 8 000 passagers sont affectés par ces décisions.

Une situation qui ne peut pas durer, d'où les pressions exercées par les pouvoirs publics sur la compagnie pour rouvrir les négociations.

Début juin, la Brittany Ferries, confrontée à des difficultés financières depuis plusieurs années, avait annoncé la suppression de plusieurs traversées avant et après-saison, ainsi que la réduction des coûts salariaux. Déjà en octobre 2011, elle suspendait certaines de ses rotations pour l'hiver.

Mais les syndicats ne veulent pas renoncer à certaines primes et souhaitent que la direction adopte une clause de "retour à meilleure fortune", à savoir que les efforts consentis en termes de salaires soient limités dans le temps.

La compagnie revendique 2,6 millions de passagers transportés par an, dont 85% de Britanniques, entre la France, la Grande-Bretagne, l'Irlande et l'Espagne.

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