Les Energies marines renouvelables se développent, une opportunité pour Cherbourg

La deuxième édition de Thétis, convention d'affaires sur les Énergies marines renouvelables (EMR), se déroule à Brest ces mercredi 10 et jeudi 11 avril.Les EMR, une filière en pleine création que plusieurs villes se disputent. 

L' hydrolienne qui sera plongée dans la Loire sera construite sur un modèle similaire.
L' hydrolienne qui sera plongée dans la Loire sera construite sur un modèle similaire.
Les énergies marines renouvelables représentent un marché en plein décollage, une filière à construire de A à Z en France, incluant des technologies à des stades de développement plus ou moins avancés, dont des éoliennes en mer fixes et flottantes, des hydroliennes et des systèmes visant à récupérer l'énergie thermique des mers.

La première éolienne flottante en France, baptisée Winflo, qui devrait être installée en 2014 au large du Croisic en Loire-Atlantique, a été présentée hier à Brest par DCNS et le groupe Nass&Wind.

La ville de Brest voudrait bien devenir le hub national pour ces filières émergeantes, l’équivalent français de Bremerhaven, au nord de l’Allemagne, d’où partent les éoliennes offshore de nombreux clients européens. 

Brest, mais aussi Cherbourg, Le Havre et Saint-Nazaire sont sur les rangs pour décrocher ce prestigieux titre national.

La filière aura en effet besoin d'un site pour réceptionner les différentes pièces usinées ailleurs, les stocker, les assembler et les expédier sur les champs lauréats des appels d’offres français ainsi qu'à l’export.

Pour l'instant, ce qui se dessine, c'est que Brest produirait les éoliennes flottantes tandis que Cherbourg assurerait la fabrication des hydroliennes de DCNS.

Cherbourg qui a également été retenue par le groupe Alstom pour la fabrication des mâts et des pâles du parc éolien en mer au large de Courseulles-sur-Mer.

Invité dans notre 12/13 ce mercredi midi, Frédéric Le Lidec, directeur de la filière EMR - DCNS affirmait que DCNS était prêt à entrer en phase d'industrialisation de ses hydroliennes. "La technologie est prête, a-t-il déclaré sur notre antenne (voir la vidéo ci-dessous), nous n'attendons plus que l'appel d'offre de l'Etat". En visite à Cherbourg fin février, Delphine Batho s’est engagée à publier dans les prochains mois l’appel à manifestation d’intérêt pour les premières implantations d’hydroliennes.

1 500 emplois directs sont à la clé de cette diversification industrielle à Cherbourg.

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