• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • Société
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE

Commémorations du D-Day à Caen : est-ce courant de bloquer une ville par mesure de sécurité ?

La plage de Ouistreham. / © AFP
La plage de Ouistreham. / © AFP

À l'occasion de la rencontre d'Emmanuel Macron et Donald Trump à la préfecture du Calvados, le 6 juin, dans le cadre des commémorations du 75e anniversaire du Débarquement, le centre-ville de Caen est entièrement bouclé pour des raisons de sécurité. 

Par Camille Belsoeur

Les habitants du centre-ville de Caen n'auront pas le droit de bouger une oreille jeudi 6 juin. Pour cause de rencontre officielle entre le président américain Donald Trump et Emmanuel Macron à la préfecture du Calvados pour un entretien bilatéral suivi d'un déjeuner, le périmètre alentour sera complètement bouclé et interdit à la circulation pour raison de sécurité dès 6 heures du matin le jour même. Même régime pour le quartier du mémorial de Caen, comme nous vous l'expliquions ici, pour les commémorations du 75e anniversaire du D-Day. Outre ces zones rouges, de nombreux axes de circulation seront également fermés le 6 juin autour de la capitale du Calvados et sur le littoral normand. 
 


Plus de 5 700 membres des forces de l'ordre assureront également la sécurité des cérémonies du D-Day le 6 juin, selon la préfecture du Calvados. 
 

Des mesures de sécurité hors-norme, mais pas uniques. De l'autre côté de la Manche, la ville de Portsmouth a accueilli mercredi 5 juin la plus grande délégation de dignitaires étrangers sur le sol britannique depuis les Jeux olympiques de Londres en 2012. Donald Trump, Angela Merkel, la reine d'Angleterre Elizabeth II et Emmanuel Macron étaient notamment présents pour une cérémonie internationale en mémoire des milliers de soldats qui avaient embarqué dans le port britannique en direction de la Normandie en 1944. Les mesures de sécurité étaient aussi très fortes à Portsmouth. De nombreuses routes étaient fermées et l'accès à plusieurs quartiers de la cité portuaire était restreint, comme les médias anglais le rapportent
 


50 agences de sécurité pour accueillir le pape à New-York

Presque du petit-lait en comparaison du voyage du Pape François à New York en 2015. Le souverain pontife avait notamment assisté à l'Assemblée générale des Nations-Unies qui avait rassemblé 90% des chefs d'Etat de la planète. "Nous n’avons jamais vu quelque chose comme ça", avait affirmé à l'époque Bill de Blasio, le maire de la ville. Près de 50 agences locales ou nationales, dont les services secrets, le FBI, la police et les pompiers de New-York, les services municipaux d’urgence, le service des transports, les garde-côtes et les douanes avaient été mobilisées sur terre, sur mer et dans les airs pour sécuriser les déplacements du pape sur l'île de Manhattan. 
 

À Caen, la venue de la délégation américaine a poussé les autorités locales françaises à remonter leur niveau d'exigence concernant la sécurité. Depuis plusieurs jours, des avions-cargos de l'armée américaine se posent sur le tarmac de l'aéroport de Carpiquet. La limousine blindée présidentielle, une équipe chirurgicale, des véhicules d'escortes américaines ont été déposés pour encadrer la venue de Donald Trump le 6 juin. "Les Américains arrivent avec leurs propres antennes pour communiquer, voire contrôler ou brouiller les ondes", expliquait Maryline Haize-Hagron, la directrice de l'aéroport Carpiquet, dans l'édition du 4 juin de Ouest-France. 


Déjà des mesures exceptionnelles pour le 70e anniversaire du D-Day

Lors du 70ème anniversaire du Débarquement en 2014, des mesures de sécurité exceptionnelles avaient déjà été prises en Normandie. Environ 9 000 hommes, dont 5 500 gendarmes, avaient été déployés autour des cérémonies internationales, qui avaient vu la venue du président russe Vladimir Poutine et la reine d'Angleterre Elizabeth II, tous deux absents cette année. Des "bulles de sécurité", baptisées "zones de protection des autorités", avaient sanctuarisé douze lieux de cérémonies avec une absolue étanchéité. Des chiens renifleurs d'explosifs avaient "décontaminé" chaque site la veille, rapportait alors le journal Le Figaro.

Ce 6 juin 2019, il faudra donc prendre son mal en patience pour de nombreux Normands. Il sera plus facile de suivre les cérémonies à la télévision, plutôt qu'au coin de la rue. 

A lire aussi

Sur le même sujet

Bernard Lavilliers au festival Beauregard 2019 : extrait 2

Les + Lus