Gilets jaunes : 3 ans et trois mois de prison ferme pour un casseur arrêté à Caen

© Christophe Meunier
© Christophe Meunier

C'est une peine de plus 3 ans ferme qui a été retenue à l'encontre d'un gilet jaune violent, arrêté le 12 janvier à Caen, alors que les affrontements étaient au plus haut entre les CRS et "les manifestants de l'après-midi". Une condamnation lourde pour un casseur au casier judiciaire impressionnant.

Par Alexandra Huctin

Le 12 janvier 2019, il avait participé à une manifestation violente dans les rues de Caen, avec des débordements importants. Arrêté le samedi et présenté dès le lundi au tribunal de Caen en procédure d'urgence, l'homme de 43 ans avait demandé un délai pour préparer sa défense.  Le tribunal de Caen vient de le condamner à trois ans et trois mois de prison ferme.

Il a reconnu avoir participé aux manifestations des 5 et 12 janvier, à Caen :
 

Ce multirécidiviste au lourd casier judiciaire avait déjà été placé en détention "par précaution", lors de sa comparution imédiate,  pour éviter de recommencer d'ici l'audience.
 


3 ans et 3 mois de prison ferme 


 "C'est une peine lourde. Le contexte social et la politique de répression au niveau national ne servent pas les dossiers des gilets jaunes d'une manière générale", estime son avocate Me Floriane Gabriel. 

Cet homme de 43 ans, sans emploi, au casier judiciaire bien fourni (18 condamnations), était poursuivi devant le tribunal correctionnel pour douze chefs d'infractions, dont violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique, en réunion, avec une ITT (interruption temporaire de travail) supérieure à huit jours, en l'espèce dix jours, a précisé Me Jérôme Marais, avocat d'un policier
blessé. Il écope de trois mois supplémentaires pour avoir donné une fausse identité aux enquêteurs, selon la même source.


Les violences reprochées, dont des tirs de billes avec un lance-pierres, avaient eu lieu notamment lors des manifestations des 5 et 12 janvier à Caen.


Lors de l'audience, le prévenu a indiqué  qu'il y avait beaucoup de gaz lacrymogène, le prévenu a dit avoir tiré "pour calmer les forces de l'ordre et évacuer des blessés dans l'attente de l'arrivée des secours."
    
 

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