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Le tortionnaire de chats caennais devant le tribunal pour avoir tué un chien

Inca, croisé Beauceron, est mort poignardé dans le refuge de la SPA à Verson / © SPA Basse-Normandie
Inca, croisé Beauceron, est mort poignardé dans le refuge de la SPA à Verson / © SPA Basse-Normandie

Condamné à deux ans de prison après avoir mutilé une quarantaine de chats à Caen, le "tortionnaire de chats" comparaît de nouveau pour avoir tué un chien à la SPA de Verson en avril 2017. Il met en avant son traitement de la maladie de Parkinson qui serait à l'origine, selon lui, de ses pulsions.

Par L.A.

"Lors de sa première audience, en avril dernier, le prévenu a obtenu une expertise judiciaire afin de vérifier si sa maladie de Parkinson aurait pu influencer ses actes", rappelle l'association de défense des animaux Stéphane Lamart, partie civile à l'audience, "nous obtiendrons donc une réponse lors de la prochaine audience".

Cette nouvelle audience se tient ce vendredi 5 juillet 2019 au tribunal correctionnel de Caen. Cette fois, il s'agit non pas de mutilations d'une quarantaine de chats mais du décès d'un chien que l'homme a avoué avoir tué à l'aide d'un tournevis dans un box de la SPA, un jour de portes-ouvertes. Inca, un chien croisé beauceron de 4 ans a eu le coeur et le poumon perforés.
 

Condamné à deux ans de prison pour avoir torturé des chats dans la région caennaise

L'homme interpellé le mardi 26 juin 2018 avait reconnu très vite les faits devant les gendarmes. Il avait avoué avoir atttrapé et torturé de nombreux chats dans la région de Caen.
Ingénieur dans l'Industrie, il était âgé de 50 ans, marié et père de quatre enfants, il habitait alors au Nord de Caen. Jusqu'à son arrestation, il n'avait jamais eu affaire à la Justice.
 

Des chats mutilés l'enquête s'étend à la mort du chien

L'enquête se poursuit donc sur l'agression mortelle qui avait suscité une vive émotion en 2017.

Le Parquet avait très vite établi un lien entre les deux affaires : la mort d'Inca et les mutilations de chats. "J'ai joint l'enquête de Verson en copie au tribunal" expliquait la procureure Carole Etienne, en juin 2018, "lors de l'audience, je lui ai demandé moi-même s'il était bien présent à la SPA de Verson dans le créneau horaire qui correspond à la mort d'Inca, le chien beauceron poignardé. Et il me l'a confirmé".

Etait-il possible que la présence du tortionnaire de chats, à la SPA de Verson, le jour de la mort d'Inca, ne puisse être qu'une coïncidence ?

Déjà, lors des premiers procès concernant les chats, l'ingénieur avait mis en avant son traitement de la maladie de Parkinson. L'un de ses médicaments, le Requip, est en effet connu pour avoir des effets secondaires tels que des comportements compulsifs liés au jeu ou une addiction au sexe. Lors de l'audience, la présidente avait opéré un décompte rapide des plaintes et avait établi que l'homme avait traqué et torturé une quarantaine de chats, avant d'ajouter : "on ne peut plus parler de pulsion Monsieur...". 

Dans le cadre du procès de ce vendredi 5 juillet 2019 concernant le chien tué à la SPA, une nouvelle expertise a été demandée pour en savoir plus sur les effets possibles de ce médicament sur le comportement.

L'avocat de l'association Stéphane Lamart demande 2 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 1 200 euros au titre de frais judiciaires en rappelant qu'en termes de condamnation pénale, le prévenu est susceptible d'encourir 2 ans de prison et 30 000 euros d'amende.

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