Guerre de la coquille: la Marine française prête à intervenir

La Marine nationale pourrait intervenir en cas de nouvel affrontement entre pêcheurs anglais et français / © Marine nationale/AFP
La Marine nationale pourrait intervenir en cas de nouvel affrontement entre pêcheurs anglais et français / © Marine nationale/AFP

Pêcheurs français et britanniques se sont affrontés dans les zones de pêche de la coquille saint-jacques le 28 août dernier. A la veille d'une réunion de conciliation à Londres, le ministre de l'agriculture annonce que la marine française interviendrait en cas de nouvel affrontement.

Par CM avec AFP

Ce sont des images qui ont fait le tour du monde. Mardi 28 août, au lever du jour, les pêcheurs français, furieux d'apprendre que leurs homologues britanniques avaient commencé à pêcher la coquille, sont allés à leur rencontre. Le rendez-vous a très vite tourné à l'affrontement. Trois bateaux ont été endommagés dans ce qui ressemblait fort à une bataille navale. Le lendemain, le président du comité régional des pêches annonçait l'organisation d'une réunion de conciliation ce mardi 5 septembre à Londres. La tension reste toutefois vive et les responsables politiques de part et d'autres de la Manche souhaitent à tout prix éviter qu'un tel affrontement se reproduise.
 

A la veille de cette réunion organisée en Grande-Bretagne, le ministre de l'agriculture, le Normand Stéphane Travert a annoncé ce mardi que "la marine française est prête à intervenir en cas de heurts", et pour "éviter"que la situation ne "s'envenime".  Il a indiqué qu'il ne pouvait parler au nom de la Marine britannique, également annoncée sur les lieux par les médias français.

Il va falloir "trouver un accord" pour parvenir à "une gestion durable et efficace de la ressource en coquilles Saint-Jacques" a-t-il estimé. "Il va falloir travailler, on ne peut pas continuer dans cette situation-là, on ne peut pas avoir des heurts comme cela" a-t-il ajouté. Sur le plan légal, la pêche par les Britanniques dans les eaux françaises hors des saisons de pêche "n'est pas illégale proprement dite puisque ce sont les Français qui ont déterminé un calendrier pour pouvoir mieux gérer la ressource", a-t-il reconnu.
 

    

"les pêcheurs anglais sont plutôt des Brexiters"

Mais "les pêcheurs anglais sont plutôt des Brexiters, et il faut reconnaître que les tensions se ravivent à l'approche du calendrier de sortie du Royaume-uni" a ajouté le ministre français. Pour lui, un accord global sur la pêche doit être trouvé avec la Grande-Bretagne au nom des 27. "C'est le travail que mène aujourd'hui Michel Barnier au nom des 27. Nous avons souhaité faire quelque chose de global, et ne souhaitons pas que la pêche soit traitée à part, car la pêche ne veut pas être la variable d'ajustement du Brexit" a-t-il dit.
  

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