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Jazz sous les pommiers chuchote aussi dans le creux des petites oreilles d'enfants

C'est devenu une tradition : chaque année, le festival accorde une attention particulière au plus jeune public. Ce mardi 23 mai, des enfants âgés de six mois à deux ans ont vécu leur première expérience de spectateur en assistant à un concert. "Un éveil musical", riche en émotions.  
Entrez donc ! Pour beaucoup, cette représentation constitue la première expérience de spectateur
Entrez donc ! Pour beaucoup, cette représentation constitue la première expérience de spectateur © Pierre-Marie Puaud / France 3 Normandie
La nuit, au Magic Mirror, les abords du bar sont encombrés de festivaliers venus étancher leur soif, le plus souvent au moyen d'un breuvage gazeux. Mais ce mardi 23 mai, il n'est pas 10 h du matin, et les abords du comptoir sont encore plus encombrés. Il y a embouteillage... de poussettes !

Parking de poussettes devant le bar du Magic mirror
Parking de poussettes devant le bar du Magic mirror © Pierre-Marie Puaud / France 3 Normandie


Un apprentissage de festivalier

Sur la scène, la compagnie Murmure du son embarque son public dans une histoire où les sonorités  tiennent les premiers rôles. Des bruits, des notes, des caresses musicales : les petites oreilles n'ont pas de peine à convertir tout cela en voyage intérieur. À eux tous, les petits spectateurs n'atteignent pas l'âge de quelques unes des légendes du jazz qui viennent se produire à Coutances. "Cela fait lontemps qu'on organise des spectacles à destination des crèches et des assistantes maternelles pendant la saison", explique Denis Le Bas le directeur du Théâtre Municipal de Coutances. "Il y a quelques années, nous avons eu aussi envie de nous adresser aux tous petits pendant le festival, avec l'idée que tout le monde à droit à sa petite part de jazz".

© Pierre-Marie Puaud / France 3 Normandie

Dans la salle, des rires fusent, des "Oh", des "Ah", quelques pleurs : ce très jeune public n'a que faire des codes du spectacle. Il n'attendra pas que les lumières se rallument s'il lui prend l'envie de témoigner son plaisir. Et il n'aura aucune gène à manifester son ennui ! Disons-le, c'est pour l'artiste une école d'humilité.

Jazz sous les pommiers: page spéciale du 23 mai 2017


Mais il n'y a pas plus gratifiant que les regards captivés d'un bambin de deux ans. "Ils font un apprentissage de festivalier, dans un lieu merveilleux, dans ce beau chapiteau avec des miroirs et des lumières. C'est aussi participer à un évènement collectif. C'est voir et vivre quelque chose avec d'autres." Et nul doute que ces petits spectateurs auront fait provision de souvenirs, assez pour nourrir leurs rêves d'enfants pour au moins quelques nuits.

© Pierre-Marie Puaud / France 3 Normandie

 

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