Elise Russis, l’étoile montante de la perche

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Le Perche Elite Tour se tiendra à Rouen le 5 mars prochain. Les meilleurs athlètes internationaux seront au rendez-vous. Avec parmi eux, la jeune normande Elise Russis, vice-championne du monde junior.

A peine majeure mais déjà pleine de promesses. Il y a à peine 6 mois, la perchiste du Stade Sottevillais 76 décrochait le titre de vice-championne du monde junior (U20) à Nairobi (Kenya). Sa prochaine destination est moins lointaine : le Kindarena de Rouen. Elle concourra au Perche Elite Tour, le 5 mars prochain.

L’occasion de s’entrainer à battre son record personnel : 4m24 en salle. L’ambiance devrait être au rendez-vous. Les 5 000 spectateurs attendus réserveront forcément un accueil de faveur pour celle qui est originaire d’Elbeuf.

Elise Russis est pleine d’ambition et travaille avec ardeur pour gagner les centimètres. Les objectifs sont de taille. Franchir 4m40 pour devenir championne de monde U20 en Colombie, en août prochain. Et si elle veut se qualifier aux prochains JO de Paris 2024, elle devra franchir la barre située 4m70 au-dessus du sol.

« C’est envisageable si je travaille bien mais ce n’est pas une finalité. Il y aura aussi les JO de 2028 et je serais sûrement plus compétitive à ce moment-là. La perche ça fonctionne par palier, je peux très bien gagner 20 centimètres d’un coup en débloquant quelque chose techniquement. Je ne me ferme pas de porte, je travaille pour réussir. »

Le point fort d’Elise ?  Son « renversé » analyse un jeune perchiste du club. « Le renversé c’est au milieu du saut, lorsque l’athlète commence à se renverser pour mettre la tête en bas et bénéficier du renvoi de la perche vers le haut. Grâce à ça, elle gagne beaucoup de centimètres par rapport aux autres » détaille Louis Gallet. « Elle est impressionnante, elle commence à 3m80 alors qu’on est toutes à 3m60 tout au plus » admire son amie Lilou Bonche.

Récupération physique, préparation mentale, toute une équipe est derrière elle pour l’aider à gagner des centimètres. « Le travail est fait par l’athlète, par le coach, ce sont eux qui font le gros du gâteau. Et si on peut être la cerise qui permet de gagner le petit dixième qui va manquer ou le petit plus pour passer le centimètre, c’est vraiment ce qui est demandé » résume son masseur Marc Tessier.

Une affaire de famille

Son entraineur n’est autre que son père, ancien perchiste et professeur d’EPS. Petite, Elise raconte être allée voir ses trois frères aînés sauter, figurant également parmi les meilleurs perchistes français. Elle commence alors la perche sans même passer par l’initiation générale de l’athlétisme, comme c’est généralement le cas pour les jeunes athlètes avant qu’ils ne se spécialisent.

Le succès est rapidement au rendez-vous. Elise Russis se place très vite parmi les meilleures minimes puis cadettes en arrivant deuxième des championnats de France.

Toutefois son père la prépare à la patience : « c’est une discipline qui demande une certaine maturité physique. On voit bien que les athlètes qui parviennent à un très haut niveau, autour des 4m80, sont des athlètes âgés entre 25 et 28 ans. »

En parallèle de sa carrière sportive, Elise se prépare à une autre profession pour assurer son avenir. Actuellement en 1ère année de Staps, la jeune Sottevillaise cherche à intégrer une école de kinésithérapie. Une année qui s’annonce chargée pour l'étoile montante de la perche française.