Handicap : une association alerte sur des refus de remboursement de soins pour enfants

© BELPRESS/MAXPPP
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Certaines caisses d'assurance-maladie refusent de rembourser des soins effectués par des professionnels libéraux pour des enfants handicapés pris en charge par des centres d'action médico-sociale précoce (Camsp), a alerté cette semaine dans la presse l'association qui les fédère.

Par AFP/L.A

Les centres d'action médico-sociale précoce ont des équipes pluridisciplinaires qui suivent des enfants handicapés de leur naissance jusqu'à six ans. Ils suivent également des enfants à risque comme certains grands prématurés.

Des petits patients dirigés au besoin, vers des kiné ou orthophonistes libéraux...

Il arrive à ces centres d'adresser les familles à des kinésithérapeutes et orthophonistes libéraux lorsque les délais d'attente chez eux sont trop longs, ou lorsque les familles vivent trop loin, a expliqué mercredi à l'AFP Geneviève Laurent, la présidente de l'association Anecamsp. L'association rassemble professionnels, parents et grandes associations.

Traditionnellement, ces séances étaient remboursées par la Sécurité sociale, car un article du code de l'action sociale et des familles autorise les Camsp à faire appel au secteur libéral lorsque, "pour des raisons d'intensité ou de technicité", ils ne peuvent pas répondre à tous les besoins des enfants, selon Mme Laurent.

... mais depuis 2 ans certaines caisses d'assurance maladie refusent la prise en charge en libéral

Mais "depuis quelques années, on note de la part de certaines caisses primaires d'assurance-maladie un refus de ces prises en charge en libéral", explique Geneviève Laurent.

L'association a alerté depuis plus de deux ans les autorités sur ces refus de remboursement, sans succès. La secrétaire d'Etat en charge du handicap, Ségolène Neuville, "s'est engagée à ce que cet article soit interprété de la bonne façon pour les Camsp", mais en l'absence d'instruction réglementaire officielle, "pour l'instant rien n'a changé", selon Mme Laurent.

Certains parents ont saisi le Défenseur des droits, comme une maman qui a témoigné dans le Journal du dimanche des progrès de son fils, suivi par une orthophoniste libérale car les délais d'attente étaient trop longs dans le Camsp. Cette rééducation d'environ 170 euros par mois est entièrement à sa charge.

Le ministère des Affaires sociales a souligné le souci de l'assurance-maladie d'éviter "des doubles prises en charge". Néanmoins, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a "demandé au directeur général de la CNAM de veiller à harmoniser les pratiques des CPAM dans un sens favorable aux enfants". Pour Ségolène Neuville, "un certain degré de souplesse est indispensable afin de permettre au plus grand nombre d'enfants de bénéficier d'un accompagnement adapté".







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