L'Effet Papillons, un festival debout, sans distanciation et sans masques : "ça a le gout de la vie d'avant"

Le ministère de la culture a confirmé que les spectacles en plein air pourraient se tenir sans restriction dès le 30 juin, pour peu que le passe sanitaire soit exigé à l'entrée. L'heure est au "soulagement" au sein de l'équipe qui organise l'effet Papillons du 18 au 22 août à Villedieu-les-poêles.

Ce festival attendait les retrouvailles avec son public, sans doute plus que d'autres. Papillons de nuit est porté depuis son origine par une équipe de bénévoles pour qui cette fête annuelle vaut bien plus que par les seuls concerts. C'est une affaire de fierté et de partage. Sinon, comment le petit village de Saint-Laurent de Cuves aurait-il pu s'imposer sur les route des grands festivals de l'été ?

Les annulations successives ont miné le moral de l'équipe. Papillons de nuit est traditionnellement arrimé au week-end de la Pentecôte. En 2020, le pays était confiné. Le festival a tenté un report en août 2020. Raté. Tout le monde s'est retroussé les manche afin d'être prêt pour la Pentecôte 2021... "On a décidé de décaler au mois d'août. On a bien fait d'y croire et de ne jamais abandonner", s'enthousiasme Louisa Weisbeck, en charge de la communication.

"On a l'impression d'être de retour en 2019"

L'équipe d'organisation avait prudement choisi de délocaliser le festival à l'hippodrome de Villedieu-les-poêles, sur un site qui devait permettre au public de garder ses distances. L'événement a été rebaptisé l'Effet Papillons. L'assouplissement des règles sanitaire laisse finalement espérer cinq jours de musique et de rencontres dans une insouciance qui rappellera le temps d'avant : "ça va être les plus belles retrouvailles".

L'Effet Papillons promet des soirées sans distanciation, sans masque avec des buvettes et des services de restauration qui fontionneront de manière habituelle. "On a l'impression d'être de retour en 2019", sourit Louisa Weisbeck. "Le ministère de la culture a annoncé le retour des concerts debout sans limite de jauge et sans distanciation à partir du 30 juin. C'est un vrai soulagement".

Billetterie : des débuts timides...

Seul prélable : le passe sanitaire. "Il ne faut pas le voir comme quelque chose de négatif, insiste Louisa Weisbeck. C'est ce qui permet de retrouver une totale liberté sur le site". Le festival précise : "il faudra ainsi présenter un billet valide + un passe sanitaire valide (QR code papier ou numérique) : un certificat de vaccination complet (cycle terminé) ou un résultat de test négatif récent (test PCR ou antigénique de moins de 48h) ou une preuve de rétablissement de la COVID-19 (test PCR ou antigénique positif de plus de 15 jours et de moins de 6 mois)". 

L'Effet Papillons a choisi de s'en tenir à une jauge de 5000 spectateurs par soirée pour des raisons de logistique : "on ne peut pas changer tout notre modèle à un mois et demi de l'événement. La restauration, les buvettes, les toilettes ont été calibrés pour 5000 spectateurs".

La vente des billets a débuté le 10 juin. L'affiche a beau être alléchante, les débuts sont "timides". "Je crois que les gens n'avaient peut-être pas bien intégré les nouvelles règles". Avec la pandémie, chacun a appris à ne pas se projeter. "Nous, on est dans une belle dynamique. On est plus que confiant".

Dans le hangar où Papillons de nuit a établi ses quartiers, les bénévoles ont retrouvé leurs marques. Chaque mardi, ils transpirent ensemble pour construire le mobilier, les décor et, la signalétique avec des palettes et du matériel de récupération. Ce festival a une âme.

En 2018,le réalisateur

(En 2018, le réalisateur Tom Graffin a suivi le travail des bénévoles qu'il a restitué dans un film intitulé : Festival, quand mon village résiste) 

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