Un an après l'incendie, comment le haras de Saint-Lô se reconstruit ?

Dans la nuit du 11 au 12 juillet 2019, deux écuries du haras de Saint-Lô étaient ravagées par un incendie. Un an plus tard, la reconstruction de ces bâtiments historiques s'organise, entre quête de financement et nouveaux projets. 

L'incendie a détruit 2000 m2 occupés
L'incendie a détruit 2000 m2 occupés © Codis50
L'incendie avait marqué les esprits. Dans la nuit du 11 au 12 juillet, soixante-quinze sapeurs-pompiers étaient mobilisés au haras de Saint-Lô pour maîtriser les flammes qui frappaient une partie des bâtiments historiques. 

Bilan du sinistre : deux écuries avaient été ravagées par le feu. Elles accueillaient le centre de reproduction ainsi que l'écurie et les équipements d'un cavalier professionnel. Aucun cheval ni humain n'avait été blessé dans l'incendie. 
Le haras de saint lô : 24 box et le laboratoire de reproduction détruits
Le haras de saint lô : 24 box et le laboratoire de reproduction détruits © JYG

2,5 millions d'euros de l'assurance

Un an plus tard, Yann Adam, le directeur du Pôle hippique, peut enfin envisager un renouveau sur le site.

"Nous venons juste de terminer le processus d'expertise et de diagnostic avec l'assurance. Cela aurait dû être prêt fin mars mais avec le Covid, ça ne s'est fait que fin juin. Au total, nous allons recevoir 2,5 millions d'euros. Deux millions pour les réparations et le reste pour les conséquences de l'incendie comme la perte d'usage et le matériel" détaille Yann Adam. 

Des contraintes toujours pesantes

Les activités du centre de reproduction et du cavalier professionnel touché par l'incendie avaient été rapatriées dans d'autres bâtiments du haras. Le site est donc fonctionnel mais subit toujours les conséquences du sinistre. 

"Les chevaux qui occupaient les 24 boxes détruits sont installés dans les boxes prévus à l'origine pour l'événementiel. Donc lorsque nous accueillons des courses, nous devons louer des boxes démontables, ce qui représente un coût. Nous vivons dans des conditions précaires sur certains aspects" détaille Yann Adam, constamment en quête de financement.
 Le directeur du pôle hippique de Saint-Lô , Yann Adam
Le directeur du pôle hippique de Saint-Lô , Yann Adam © JYG

Une reconstruction compliquée par le Covid ?

Les bâtiments brûlés par les flammes étant inscrits aux monuments historiques, "nous avons sollicité une aide de la Drac et de la fondation du patrimoine" souligne le directeur du pôle hippique plutôt confiant sur cet aspect.

Mais le dossier qui l'inquiète plus concerne les coûts des travaux sur les bâtiments historiques. Car la crise du Covid pourrait avoir pour effet de gonfler la facture.

Nous devons refaire l'extérieur des bâtiments historiques à l'identique

Yann Adam, directeur du pôle hippique

"Nous allons faire appel à des spécialistes pour restaurer ce patrimoine. J'ai peur que les coûts soient supérieurs à ce qu'ils étaient avant l'épidémie et qu'on ait de mauvaises surprises. Car une hausse des prix de 10% représenterait directement 200 000 euros de plus à sortir pour nous" lance Yann Adam. D'où le "besoin de trouver d'autres financements, en plus de l'assurance". 

Quels projets dans les écuries ? 

La valeur des aides financières dépendra directement du futur souhaité pour les deux écuries parties en fumées en 2019. Plusieurs projets sont encore à l'étude. 

"Nous réfléchissons à plusieurs pistes actuellement. Une chose est sûre. Les activités à l'intérieur auront un lien avec les chevaux. Mais après, cela pourrait prendre la forme d'expositions, de nouvelles écuries pour des cavaliers avec des profils différents ou une mise en valeur du patrimoine du haras. On travaille dessus" affirme Yann Adam. 

Une fois le projet défini, un échéancier des travaux de reconstruction sera établi. S'il assure que tout se fera "étape par étape sans être pressé par le temps", le directeur du pôle hippique espère que "fin 2022, il n'y ait plus aucune trace de l'incendie ici au haras de Saint-Lô".



 
Deux dates pour le Normandie Horse Show
L'été 2020 sera animé au haras de Saint-Lô avec deux semaines du Normandie Horse Show :
  • du 3 au 9 août 2020 : concours d'élevage locaux, régionaux et nationaux de différentes races. Un concours CSO SHF Jeunes chevaux et poneys. Côté sport, un National 1 – Top 7 SHF/FFE ainsi que des épreuves CSO Ponam-Club et Amateur.
  • du 31 août au 6 septembre : élevage avec le Championnat des foals Selle Français et des concours CSO SHF jeunes chevaux et poneys. Ventes de foals et mises en valeur de jeunes chevaux de sport. Les chevaux Cob Normand seront également de retour pour une épreuve qualificative au Salon International de l’Agriculture 2021. Côté sport, un CSO National  1 – Top 7 SHF/FFE se déroulera du jeudi au dimanche, avec en point d’orgue le Grand Prix du Département de la Manche à 1m45.
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