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Les sous-marins du futur confortés par les députés: une bonne nouvelle pour Cherbourg

C'est dans ce bâtiment flambant neuf au cœur de l'arsenal de Cherbourg que s'imaginent les sous-marins du futur
C'est dans ce bâtiment flambant neuf au cœur de l'arsenal de Cherbourg que s'imaginent les sous-marins du futur

Les députés ont adopté mardi dernier le projet de loi de programmation militaire pour la péirode 2019-2025.

Par CM et SR

Le passé, le présent et le futur. A Cherbourg, trois générations de sous marins nucléaires lanceurs d'engins (SNL) se côtoient, en quelque sorte. Dans le bassin de l'Arsenal, la première attend d'être démantelée  (un chantier de 10 ans va débuter cet été). Dans les ateliers de Naval Group (ex DCNS), c'est la deuxième qui est en cours de fabrication: le Suffren, premier sous-marin d'attaque de la série Barracuda est attendu pour 2020. Et dans un bâtiment flambant neuf, situé au coeur de l'Arsenal, on imagine la génération suivante, la troisième. A Cherbourg, le sous-marin a de l'avenir

Car en adoptant mardi dernier le projet de loi de programmation militaire pour la période 2019-2025, les députés ont conforté ces deux programmes. Ce projet de loi prévoit en effet d'engager durant le quinquennat les travaux de de renouvellement des deux composantes (navale et aérienne) de la
dissuasion nucléaire pour un budget estimé à 37 milliards d'euros.

2300 salariés en 2018 chez Naval Group Cherbourg

Ce feu vert ouvre des perspectives en termes d'emploi à Cherbourg. En 2017, Naval Group avait déjà recruté 300 personnes. Et en 2018, "je vais à nouveau recruter de l'ordre de 300 personnes", déclare Alain Morvan, directeur Naval Group Cherbourg, "On cherche des profils dans tous les domaines: des techniciens, des ingénieurs, des ouvriers, dans toutes les spécialités". Cette année, Naval Group Cherbourg pourrait dépasser la barre symbolique des 2300 salariés.

Mais à Cherbourg, certaines voix discordantes expriment des inquiétudes. Le scepticisme de la CGT tranche avec l'optimisme ambiant. L'organisation syndicale doute que l'entreprise puisse atteindre ses objectifs de recrutement, notamment sur des métiers sous tension. "Aujourd'hui, Cherbourg est en grande difficulté pour pouvoir fournir suffisamment d'employés, d'ouvriers, de techniciens pour réaliser concrètement le programme Barracuda", affirme Vincent Hurel, secrétaire général CGT Naval Group Cherbourg. En filigrane, c'est la question de l'augmentation du recours à la sous-traitance qui se dessine, une question sensible.


Reportage de Sylvain Rouil et Laïla Agorram
Intervenants:
- Alain Morvan, directeur Naval Group Cherbourg
- Vincent Hurel, secrétaire général CGT Naval Group Cherbourg

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