Face au manque de moyens en Normandie, un syndicat de policiers demande “un clic pour des flics”

Photo d'illustration / © Laurent Lagneau / France 3 Normandie
Photo d'illustration / © Laurent Lagneau / France 3 Normandie

Après plusieurs incidents et face au manque de moyens dans les commissariats normands, le syndicat Unité SGP Police FO lance l'opération "Un clic pour des flics", une pétition pour chaque département normand.

Par CM

"On a un manque de 10 à 15 effectifs sur le commissariat d'Alençon. Nos collègues tournent en sous-effectif et on a même des officiers qui font de la police secours (les appels d'urgence) ce qui est du jamais vu", déplore Stéphane Bonnenfant, de SGP FO Police. Ce syndicat vient récemment de lancer l'opération "Un clic pour des flics", une série de pétitions (une par département) réclamant davantage de moyens dans les commissariats normands. Selon l'organisation syndicale, la prochaine sortie d'école (de police) programmée en décembre ne prévoit aucun renfort dans la région (à l'exception de 8 effectifs dans le département de l'Eure).

A Rouen, les policiers ont été reçus pour un CHSCT extraordinaire par le préfet ce 5 novembre
(reportage de M. Libert et P. Cornily)
 
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"Depuis plusieurs années, le manque d’effectifs est régulier et met en péril la sécurité des policiers mais surtout de la population", affirme le syndicat SGP Unité Police FO dans les pétitions mises en ligne voilà une semaine sur le site change.org. Et d'évoquer plusieurs incidents survenus ces derniers mois à Alençon, Honfleur ou Val-de-Reuil. Dans le chef-lieu de l'Orne, la dernière fête de la musique et une rixe survenue dans le quartier de Perseigne au coeur de l'été, ont profondément marqué les policiers. A Honfleur, c'est le commissariat qui avait été attaqué par une trentaine de personnes, au soir de la finale de la Coupe du monde.

"On espère que les citoyens vont se sentir concernés par le manque d'effectifs parce que c'est quand même leur sécurité qui en dépend : si on a pas les effectifs pour faire les intervention, personne d'autre ne pourra les faire à notre place", affirme Stéphane Bonnenfan. Les cinq pétitions seront adressées au ministère de l'Intérieur.

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