L'association de protection des animaux Stéphane Lamart a déposé plainte, mardi 14 mai, pour actes de cruauté ayant entraîné la mort d’animaux sauvages après la diffusion de vidéos montrant deux hommes frapper des renards sauvages dans l'Orne.

L'association de protection des animaux Stéphane Lamart a annoncé avoir déposé plainte, mardi 14 mai, pour actes de cruauté ayant entraîné la mort d'animaux sauvages après la diffusion sur les réseaux sociaux de deux vidéos montrant des hommes torturer des renards sauvages, vraisemblablement dans l'Orne.

Les deux vidéos concernées ont été publiées sur le réseau Snapchat. Dans la première vidéo, on voit un jeune renardeau en train d'agoniser, plausiblement après avoir été heurté par une voiture. Deux jeunes hommes se vantent du méfait : « Allez hop, impeccable un renardeau avec la polo, impeccable ! », lance l'un d'eux, comme le rapporte l'association Stéphane Lamart. Dans la seconde vidéo, un renard adulte reçoit un coup de pied dans la tête puis est jeté par-dessus une clôture, affirme encore l'association. L'animal apparaît avoir perdu la vie.

"Ça commence par un animal et ça finit sur un être humain"

C'est une connaissance des deux hommes, découvrant les vidéos sur Snapchat, qui en a fait part à l'association Stéphane Lamart. Cette personne a indiqué que la vidéo avait été tournée dans le département de l'Orne, d'où elle affirme que les deux individus sont originaires.

"Ce genre de choses me hérisse le poil. Un être humain bien constitué ne peut pas accepter ce genre de choses", a déclaré Stéphane Lamart, le président et fondateur de l'association, joint par France 3 Normandie le 15 mai, ajoutant : "La Justice doit condamner, au nom de la société, ce genre de comportements. Ça commence par un animal et ça finit sur un être humain, sur une personne vulnérable".

L'association réclame une sanction "sévère"

Ce dernier appelle à ce que "les tribunaux soient sévères". "On a trop souvent fait de la sensibilisation, sans succès, maintenant il faut passer à la répression", avance le président d'association. "La justice ne doit plus être laxiste avec ce type de comportement, elle doit être extrêmement sévère et assortir toutes les condamnations avec de la prison ferme et non du sursis."

Les actes de cruauté envers les animaux domestiques ou sauvages tenus en captivité, ayant entraîné la mort, sont passibles d'une peine de cinq ans de prison et de 75 000 euros d'amende.

"Il faut prendre le mal à la racine", abonde Stéphane Lamart, qui appelle à des peines maximales. "Quelques milliers d'euros d'amende, pour une personne qui travaille c'est gérable. Mais si on a 15 000 ou 30 000 euros à payer, on va avoir du mal, on va y repenser, à sa connerie" (sic), conclut le défenseur des animaux.