Avec les éoliennes, la vie des habitants d'Echauffour tourne au cauchemar

Michel Lerouet connait des nuits beaucoup moins tranquilles depuis la mise en service de cinq éoliennes
Michel Lerouet connait des nuits beaucoup moins tranquilles depuis la mise en service de cinq éoliennes

Il souffle comme un vent de colère sur la commune d'Echauffour dans l'Orne. Depuis environs un an, cinq éoliennes ont été mise en service a quelques centaines de mettres du village, des éoliennes beaucoup plus bruyantes que prévu. 

Par CM et JYG

"La nuit, il est devenu impossible de dormir les fenêtres ouvertes", raconte Michel Lerouet, "Ça a totalement modifié les réactions de mes animaux : j'ai un percheron qui est devenu plus ou moins nerveux, j'ai des poules qui ne pondent plus." Depuis le printemps dernier, la vie des habitants d'Echauffour dans l'Orne s'est considérablement dégradée. En cause, les cinq éoliennes mises en service par l'entreprise Voltalia. Et les bruits générés par leurs pales.

La question des nuisances sonores avait pourtant été soulevée de longue date par les opposants au projet, qui ont multiplé en amont les recours juridiques contre ce projet. Leurs craintes ont été confirmées lors de la mise en service puis par une étude acoustique financée par l'opérateur. Qui a contraint celui-ci a bridé la semaine dernière ses machines. Mais le problème demeure. "Nous, on demande juste que les éoliennes soient bridées avec les normes qui doivent être acceptables", indique Eric Gervais, membre de l'Association pour la protection du patrimoine du pays d'Ouche, "Là, on est loin de l'acceptable. Et loin des normes."

Du côté de la municipalité, on a aussi constaté des nuisances sonores ponctuelles mais dérangeantes Le maire se dit préoccupé et soucieux de trouver une solution en accord avec l'opérateur Voltalia. "On attend surtout que le projet respecte les émergences (ndlr : la différence entre le bruit ambiant et celui lié à une activité ou un équipement) qui sont exigées par la loi et c'est comme ça que le projet nous a été vendu", affirme Luc Ferret, le premier magistrat de la commune.

Si la situation ne s'améliore pas dans les prochains mois, la mairie pourrait demander une nouvelle étude d'impact. Les riverains ne désarment pas et continuent à se battre devant les tribunaux administratifs.
 

Sur le même sujet

Les + Lus