• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • Société
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE

Présidentielle 2017 : les moments-clés de la campagne en Normandie

© AFP
© AFP

Marine Le Pen dans l'Eure, au chevet des "villages oubliés",  au Mont Saint-Michel "pour prendre de la hauteur", les ralliements autour d'Emmanuel Macron, et à quelques heures du second tour, la visite de François Hollande à Alençon : retour sur quelques temps-fort de cette campagne hors-norme

Par Pierre-Marie Puaud

  • Macron déroule son programme à Caen 

Le 4 mars, le candidat d'En Marche est en meeting dans un parc des expositions bondé (plusieurs centaines de personnes sont restées à la porte, faute de place). Celui qui était jusqu'alors raillé pour son "absence de programme" arrive en Normandie au lendemain de la présentation de son "projet". La réunion publique a alors valeur de test.

(reportage d'Hélène Jacques, Carole Lefrançois et David Frotté



Emmanuel Macron aurait dû revenir en Normandie afin d'animer une réunion publique à Rouen avant le premier tour. Mais l'attentat perpétré le 20 avril sur les Champs-Elysée bouscule l'agenda de la campagne. Le candidat décide finalement d'annuler ses derniers déplacements, "par mesure de sécurité".
 

 


  • Marine Le Pen en Normandie : merveille de l'occident et "villages oubliés"


Dans la froidure de janvier, la candidate du Front-National se rend dans l'Eure. À Ecouis, elle est reçue dans un village de 800 habitants qui se sent oublié. "On n'est pas des animaux ! Nous aussi on tombe malade, on a les mêmes besoins que les gens des villes." Sur la place, quelques dizaines de militants FN attendent "Marine" de pied ferme. "Les gouvernements de droite comme de gauche centralisent tout. Pour une carte grise, il faut aller jusqu'à Evreux, à 50 km... Et puis on n'est bien moins protégés qu'en ville, il n'y a qu'à voir tous ces cambriolages, c'est une catastrophe !", témoigne un petit groupe d'où émerge une casquette "Les jeunes avec Le Pen". Le 23 avril, les électeurs d'Ecouis ont placé la candidate en tête en lui accordant 37 % de leurs suffrages.


À la fin du mois de février, Marine Le Pen revient en Normandie. Au Mont Saint-Michel, la candidate évite soigneusement les questions des journalistes alors que sa campagne est perturbée par les enquêtes concernant des emplois présumés fictifs au parlement européen. "Est-ce que j'ai la tête de quelqu'un en plein tourmente ? Non, je ne crois pas, ça va très bien" lance-t-elle dans un sourire crispé. En ce lieu ô combien symbolique, elle préfère plaider pour la défense du patrimoine et la défense de la civilisation européenne qui serait menacée par l'islamisme et l'immigration. "En marche !" conclue-t-elle dans un sousrire cette fois moqueur...

(reportage de Jean-Baptiste Pattier et Patrick Mertz)


 

  • Macron : les ralliements en marche

Au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, les appels à voter Macron affluent de la droite comme de la gauche.

Les Fillonistes Hervé Morin (président du conseil régional), Joël Bruneau (maire de Caen) se prononcent dès le dimanche soir.

Réaction Joël Bruneau

Les ralliements parviennent aussi de l'autre camp. Parmi les soutiens de Benoît Hamon, la vice-présidente de l'Assemblée Nationale Laurence Dumont appelle à voter Emmanuel Macron "pour faire battre le Front National"
Laurence Dumont


La secrétaire d'état Clotilde Valter (PS) appelle à "un vote franc et massif :


La députée de Seine-Maritime Valérie Fourneyron avance la menace de "chaos"


 

  • Les insoumis sont indécis

Au soir du premier tour, Jean-Luc Mélechon adopte une attitude ambigüe en appelant ses électeurs à "faire leur devoir" sans pour autant donner de consigne de vote. Au Havre, les militants se réunissent pour débattre de la stratégie que doit adopter le mouvement. Faut-il s'abstenir, voter blanc, ou glisser un bulletin Macron dans l'urne ? Les avis sont partagés...



 

  • Le Front-National ou la victoire des "anti-système"

Au soir du premier tour, les soutiens de Marine Le Pen exultent dans le local de campagne rouannais losque sont proclamés les résultats :


Le conseiller régional de Normandie Nicolas Bay croit au vote anti-système. Il se dit persuadé qu'une majorité de Français souhaite en finir avec "la logique mondialiste ultra-libérale" et souhaite "plus de protection et plus de sécurité".
 


 

  • Debout-la-France déboussolé

"J'ai décidé de prendre mes responsabilités en votant Marine Le Pen en bâtissant un accord de gouvernement avec elle." Par cette phrase, Nicolas Dupont-Aignan décide de rompre avec la ligne "seuls contre tous" qui était la signature de son mouvement. Debout-la-France, qui se définit comme un parti gaulliste, se retrouve soudainement entraîné dans une crise d'identité.

Dans le Calvados, Anne Boissel rend son tablier :

Depuis Evreux, Nicolas Calbrix, l'un des délégés nationaux du mouvement déplore les défections en cascade :


 

  • François Hollande : l'ultime mise en garde à Alençon

Le président de la République, François Hollande, et le député-maire (PS) d'Alençon Joaquim Pueyo ce jeudi 4 mai / © Charly Triballeau/AFP
Le président de la République, François Hollande, et le député-maire (PS) d'Alençon Joaquim Pueyo ce jeudi 4 mai / © Charly Triballeau/AFP

Officiellement, le président de la république a effectué son dernier voyage en Normandie pour saluer le travail de rénovation urbaine engagé dans les cités HLM d'Alençon. Mais à quelques heures du second tour de l'élection présidentielle, Franços Hollande profite des quelques micros qui se tendent encore pour appeler les électeurs à défendre l'Europe et les valeurs républicaines. Le débat de l'entre-deux-tours aura selon lui été "éclairant" :

François Hollande après le débat d'entre-deux tours : "les masques sont tombés"

 

Sur le même sujet

Le coup de gueule des pompiers de Rouen

Les + Lus