À Dieppe, les pêcheurs s'inquiètent de l'incidence du couvre-feu sur la vente de coquilles Saint-Jacques

Un mois après le début de la saison de la coquille Saint-Jacques, les professionnels de la pêche sont inquiets. Avec le couvre-feu, les commandes des principaux clients, les restaurateurs, vont fortement baisser.

Pour le moment, la vente des coquilles Saint-Jacques se porte bien, mais le couvre-feu devrait sérieusement faire baisser le chiffre d'affaire des marins-pêcheurs et des mareyeurs.
Pour le moment, la vente des coquilles Saint-Jacques se porte bien, mais le couvre-feu devrait sérieusement faire baisser le chiffre d'affaire des marins-pêcheurs et des mareyeurs.
Étrange début de saison pour les pêcheurs normands. Confinement et bientôt le Brexit, les professionnels de la mer naviguent en eaux troubles. Malgré tous ces aléas, les coquilles Saint-Jacques se vendent bien.

Mais, depuis l'instauration du couvre-feu, l'inquiétude augmente. Les restaurateurs doivent désormais fermer leurs portes dès 21 h, dans 54 départements français. 
 

On a de fortes craintes car il y aura forcément moins d'achat. On sera peut-être contraints de baisser le prix des coquilles pour écouler notre stock. On ne peut pas savoir si les gens vont se déplacer davantage pour venir acheter les coquilles directement au bateau. On est très inquiets pour le mois de décembre !"À Dieppe,

Jeanine Joffin, du bateau Le Cocody, à Dieppe.

Reportage de Grégory Archiapati et Bruno Belamri :
Les coquilles Saint-Jacques résisteront-elles au couvre-feu

Incertitude du Brexit

Si la vente des coquilles se porte encore convenablement, c'est en raison de leur nombre. En effet, pour le moment, les coquilles restent rares, d'où leur prix. Marie Gaudefroy, du bateau Ma Victoire, confirme : "La coquille se vend très cher en criée car il n'y en n'a pas beaucoup. Les marins-pêcheurs commencent déjà à la chercher."

L'accord qui va se décider concernant les zones de pêche, dans le cadre du Brexit, pourra changer la donne. L'Angleterre et l'Union européenne doivent s'accorder sur l'accès aux eaux britanniques. Si celles-ci deviennent interdites aux pêcheurs européens, la perte sera énorme. En France, 30 % de la pêche est issue des eaux britanniques.
 
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