Explosion de l'usine Saipol : pour la CGT, "on a envoyé des sous-traitants au casse-pipe"

Publié le Mis à jour le
Écrit par Sylvie Callier
© Photo France 3 Normandie : image extraite de la vidéo tournée par Pamela et Fraser Clydesdale

Le 17 février 2018, l'usine dieppoise d'extraction d'huile explosait. Deux hommes de 25 et 44 ans ont été tués. Un an après, le syndicat CGT, partie civile, apporte des informations sur le contexte de l'intervention des deux sous-traitants.


C'était une usine dans la ville de Dieppe. Elle n'était pas classée SEVESO mais utilisait un solvant explosif, l'hexane pour l'extraction d'huile à partir de graines.

Le samedi 17 février 2018, à la mi-journée, l'usine qui était à l'arrêt suite à une panne explosait. Deux personnes, des sous-traitants de la SNAD (Société normande d'assainissement et de dépollution) ont perdu la vie en essayant de réparer la panne d'extracteur d'huile.

Une année s'est écoulée. La société SAIPOL et la SNAD ont été mises en examen pour "homicide involontaire par violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité". L'enquête se poursuit. 

Le syndicat CGT est partie civile. Il a accès au dossier. 

"Tout était au rouge, les explosimètres sonnaient, mais on a continué les travaux parce qu'il fallait que ça redémarre"
 
Interview de Gérald le Corre, CGT de Seine-Maritime
Reportage de Raphaël Deh et Bruno Belamri
 
Un an après l'explosion de l'usine Saipol à Dieppe
Intervenants : Gérald Le Corre, Union départementale CGT, Philippe Beauseigneur, directeur des usines Saipol de Dieppe et Grand-Couronne

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