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La guerre aux objets en plastique est déclarée

Pailles, cotons-tiges, assiettes ou gobelets en plastique sont emmenés à disparaître de notre quotidien. Ces objets polluent les océans.
Effarée par la quantité de déchets plastiques qui a envahi les océans, la Commission européenne a proposé lundi 28 mai 2018, une série de mesures pour tenter de réduire drastiquement l'utilisation d'objets à usage unique, du coton-tige au matériel de pêche.

Une dizaine de catégories de produits à usage quotidien, qui représentent à eux seuls 70% des déchets échoués à la fois dans les océans et sur les plages, sont ainsi dans le collimateur de Bruxelles.

Selon Rethink Plastics, une alliance d'ONG pour un avenir sans plastique, la consommation européenne de ces objets tient une place importante chaque année :

Le plastique peut être fantastique, mais nous devons l'utiliser de façon plus responsable


a lancé l'un des vice-présidents de la Commission, Jyrki Katainen.

Bruxelles veut interdire les cotons-tiges en plastique, couverts, assiettes, pailles, mélangeurs de cocktails et tiges de ballons, qui devront être fabriqués en matériaux plus durables à la place. Les verres en plastique à usage unique ne seront autorisés que si le couvercle est attaché. Des interdictions existent par ailleurs déjà au niveau national : en France par exemple, les gobelets et assiettes en plastique seront interdits au 1er janvier 2020.

La Commission suggère par exemple de mettre en place un système de consigne, qui a selon elle déjà fait preuve de son efficacité dans certains Etats membres.

VIDEO : le reportage à Dieppe de Judikaelle Rousseau et Grégory Archiapati

La guerre aux objets en plastique est déclarée également en Normandie

"Changement de comportement"

C'est une nouvelle étape dans la chasse aux plastiques pour l'UE, qui se satisfait déjà une petite victoire en la matière : après l'entrée en vigueur d'une législation restrictive sur les sacs en plastique, près de trois Européens sur quatre indiquent avoir réduit leur consommation, selon l'Eurobaromètre. Soit une chute de 50% dans leur consommation.

L'accueil plutot froid de l'industrie européenne


L'industrie européenne du plastique a quant à elle froidement reçu les annonces, jugeant que la Commission faisait des "raccourcis" dans son raisonnement.
PlasticsEurope estime dans un communiqué que ces déchets marins résultent plutôt du "manque d'application de la législation liée à la gestion des déchets au niveau national et régional" et appelle à la mise en place d'infrastructures et à l'interdiction des décharges.
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