A Fécamp, la passion du nœud qu'on ne peut défaire

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Fécamp, centre névralgique des passionnés de nœuds et nouages durant ce week-end du 29 au 30 octobre. Les marins mais aussi amateurs en tout genre se donnent rendez-vous au musée des Pêcheries à l’occasion d’une exposition ouverte au public. Il y en a pour tous les goûts : des nœuds pratiques, décoratifs mais aussi et surtout ceux historiques des pécheurs.

Voilà une passion qui, sans aucun doute, noue des liens depuis des générations. Depuis que les hommes naviguent, il y a des nœuds de marins.

Pour s'amarrer, pour hisser les voiles, pour relever les chaluts. Il y en a des centaines.

Une dextérité sans égale 

Mais pour être un bon marin, pas la peine d'en connaitre une flopée. Luc Prouver est faiseur de nœuds fécampois. Pour lui, "dans la marine, cinq nœuds c'est déjà pas mal". 

Lui, peut en faire des tas. Dans tous les sens. Certains n'ont même rien à voir avec la marine. Mais attention quand on est en mer, il ne faut certainement pas se louper. 

L'essentiel, c'est de très bien les faire d'une main, dans le noir ou même dans le dos parce que l'autre main sert à se tenir au bateau. Non seulement il faut savoir bien les faire, mais il faut surtout savoir bien les défaire. 

Luc Prouver, faiseur de nœuds

Décidément, réaliser des nœuds relèverait presque de l'acrobatie.  

Une exposition dédiée  

Pour en voir des tas, direction le musée des pêcheries de Fécamp où se réunit l’internationale des faiseurs de nœuds.

Ils sont venus montrer, et échanger leur savoir-faire. Arrivés de toute la France et de l’Europe du Nord, ils tiennent à faire perdurer le geste.

Manipuler et toucher les nœuds, c'est essentiel. On ne peut pas aspirer à cette passion sans ces gestes simples.

Ben, faiseur de nœuds girondin

Faire et défaire pour ne pas perdre la main, c‘est vieux comme le monde. Pour réaliser des nœuds utiles, mais pas seulement. Il y a aussi des nœuds d’ornements, plus fantaisistes.

Au détour d'une allée, un homme au léger accent. Maurice Mc Partlan est britannique. Il a commencé à emmêler les ficelles à l’âge de sept ans. Et il n’a jamais arrêté. C’est très bien pour se défaire les nœuds de la tête.

J'aime énormément lire et je voyageais beaucoup. Sauf que je n'avais jamais assez de place pour emmener tous mes bouquins. Alors que les nœuds, c'est plus pratique. Ca me passe le temps, c'est plus simple à transporter et je peux en faire cadeau aux personnes autour de moi.

Maurice Mc Partlan, faiseur de nœuds from London

Le nœud permettrait donc de nouer des liens avec ceux qui nous entourent. Il n’y a donc pas que les nœuds de marins dans la vie. Regardez autour de vous. Ils sont partout. 

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