Au jardin des plantes de Rouen, le plaisir de la transmission autour de la photographie

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Écrit par Victor Chapalain

Labellisé par l'initiative Normandie pour la paix, le Festival Entr(e)voir se déroule en ce moment même au Jardin des Plantes et dans différentes lieux éparses à Rouen. Véritable endroit de pluralité artistique où la photographie oscille entre l'exercice du débat et la notion de rencontre, l'évènement via les clichés vise à familiariser envers toute et tous le thème de la guerre moderne.

Le temps pluvieux du mois de novembre n’altère pas l’influence de l’édition 2022 du festival Entr(e)voir. Ce dernier profitant de l’affluence ordinaire du Jardin des Plantes et du flux de curieux avertis de l’événement qui dure du 9 novembre au 4 décembre 2022 ne déroge pas aux plaisirs de la transmission et de l’échange autour de la photographie et bien d’autres sujets.

Auparavant situé au pôle régional des savoirs et décalé à cause du Covid 19, c’est en 2022 que le Festival reprend ses droits et prolonge le projet débuté en 2011 par l’association « Al Nour… L’autre photographie », constamment soutenue par la région. Pour une des initiatrices, Isabelle Lebon, c’est cette idée de la bonne incorporation des images au lieu qui a primé dans la décision de choisir l’emplacement.  

5 photographes à Entr(e)voir

Sous fond d’une exposition permanente qui met en scène le travail de cinq photographes palestiniens et français permettant à chacun de déambuler pour apercevoir leurs œuvres, c'est tout un programme culturel qui est mis en place autour de vernissages, conférences et tables rondes dont il en ressort toute la notion de questionnement du lien avec les autres. Isabelle Lebon ne cesse de rappeler l’importance du dialogue artistique qui peut s’établir par la suite « pour que les gens se rencontrent en dehors du festival » 

Autrement, c’est un combat pour la paix qui se dessine à travers les photographies d’Asmar Maswdeh et ses motifs dans le quartier de Silwan de Jérusalem, et d’Haitham Al Khatib avec ses clichés en Cisjordanie. C’est aussi une mise à l’honneur des femmes du Moyen-Orient à travers le travail de la défunte photographe à la réputation internationale, Alexandra Boulot, auquel l’association ne manque pas de mettre un point d’honneur durant ce festival. 

Une stimulation pour les plus jeunes

C’est l’occasion aussi de stimuler les élèves du primaire et du secondaire qui n’ont pas la possibilité de faire de l’image à la manipulation de l’appareil photo. C'est ce qui a eu lieu avec les rencontres photographiques ce jeudi 17 novembre dont le résultat de ces prises s’est vu à son tour exposé dans les allés du Jardin des Plantes.

Si le regret de ne pas pouvoir faire venir des enfants palestiniens et des jeunes d’autre territoires est présent, Isabelle Lebon rappelle que quatre autres photographes en parallèle de l’exposition du Jardin des Plantes présentent aussi leurs compositions et viennent ainsi aux tables rondes pour davantage alimenter les discussions artistiques. 

Avant la clôture musicale du festival qui fera intervenir une fanfare, un bon nombre d’évènements sont encore à l’ordre du jour, notamment le jeudi 24 novembre où l’accueil exclusif des universités sera l’occasion pour Hannah Assouline de présenter son film Les guerrières de la paix. 

Toutes les informations du festival sont à retrouver ici

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