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Suicide d'une lycéenne à Saintes : pas de harcèlement selon le parquet, la famille souhaite rouvrir le dossier

La jeune fille de 17 ans s'est pendue le 5 mars dernier dans son lycée à Saintes (Charente-Maritime) / © J. Bouchon, France 3 Poitou-Charentes
La jeune fille de 17 ans s'est pendue le 5 mars dernier dans son lycée à Saintes (Charente-Maritime) / © J. Bouchon, France 3 Poitou-Charentes

Le parquet de Saintes a classé sans suite la plainte des parents de la jeune fille qui s'était pendue dans son lycée du Petit Chadignac le 5 mars dernier. La famille de Polina ne veut pas en rester là. 

Par E. Gérard

Alors que le parquet de Saintes a décidé de ne pas donner suite à leur plainte pour harcèlement, les parents de la jeune fille qui s'était donnée la mort au lycée horticole du Petit Chadignac le 5 mars dernier, annoncent leur intention de rouvrir le dossier.
 

Harcèlement infondé


Après plusieurs mois d'enquête, le procureur de la République Nicolas Septe explique avoir "procédé au classement sans suite de la plainte (...) au motif que les faits dénoncés n’étaient pas caractérisés par l’enquête".

En clair, la justice estime que les accusations de harcèlement sont infondées, contrairement à ce qu'affirment les parents qui "ont été reçus par l’association d’aide aux victimes afin que leur soit expliqué ce classement de l’affaire" ajoute encore Nicolas Septe.  


Vers une nouvelle plainte 

Informée de cette décision à la fin du mois d'août, la mère de Polina se dit "en colère et triste". "Son père et moi avons le sentiment que notre dossier a été bâclé" explique-t-elle, "nous voulons des explications plus claires de la part du lycée."

Le corps de leur fille avait été découvert, pendu à un arbre, dans le parc de l'établissement où elle était scolarisée à Saintes. Selon ses parents, la jeune fille de 17 ans était harcelée par certains de ses camarades. 

Désormais conseillés par un avocat de La Rochelle, les parents souhaitent rouvrir le dossier. Une plainte contre X avec constitution de partie civile pourrait être déposée prochainement devant le doyen des juges d'instruction.

Pour Me Éric Cianciarullo, il s'agit d'obtenir que l'enquête, qu'il estime avoir été menée trop rapidement, se poursuive afin notamment que soient auditionnés des témoins.




 

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