"C'est un animal qu’on ne pourrait pas remettre dans la nature" : l'appel à l'aide de ce refuge en Charente

À Saint-Vallier, en Charente, le sanctuaire "Little Phoenix" héberge des animaux maltraités ou destinés à l'abattoir. Mais son gérant croule sous le travail. Il a besoin de parrainages pour engager deux personnes en renfort.

C'est un Havre de paix dans le sud Charente. Sur ces dix hectares, les animaux ont trouvé un refuge pour éviter l’abattoir. "La vocation de ce sanctuaire, c'est d'offrir un lieu de paix, d'asile, coupé du monde qui condamne les animaux, dans lequel ils peuvent s'épanouir librement, vivre en accord avec la nature", explique William Lenoir, le gérant du refuge.

Des dindons, des chèvres, des vaches, venues de toute la France. Au total, William Lenoir a sauvé une centaine d'animaux. "Je l'ai trouvé un matin totalement épuisé, avec des légères blessures partout sur le corps, totalement amaigri, raconte William Lenoir en caressant tendrement le museau d'un sanglier. C'est un animal qu’on ne pourrait pas remettre dans la nature, car il ne saurait pas comment se débrouiller."

70 heures de travail par semaine

Nourrissage, soins quotidiens et développement de l'association, depuis sept ans, ce militant de la cause animale travaille seul dans le sanctuaire. Mais avec près de 70 heures par semaine, sept jours sur sept, il souffre du dos et atteint ses limites. C’est un accident qui le lui a fait réaliser. "J'étais tellement fatigué que j'ai voulu soulever deux bottes de 500 kg en même temps, j'ai vu qu'elle allait me tomber dessus, mais je n'ai pas réagi, la connexion ne s'est pas faite dans le cerveau."

Aujourd’hui, il a besoin de renfort. Alors, il lance un appel pour trouver des parrainages, il faudrait près de 21 000 euros par an pour engager deux autres personnes. “Les personnes sont là, j'ai confiance en elles, elles sont formées, mais il leur faut quelque chose pour vivre, je ne peux pas leur dire de venir sans être payées… Ce n'est pas possible !”, conclut-il.

De l’aide, qui lui permettrait de dégager du temps pour développer des projets culturels et événementiels. Un moyen d’atteindre l’autofinancement pour continuer à faire vivre le sanctuaire.

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