Deux-Sèvres : les salariés du laboratoire Boiron se mobilisent contre la fermeture annoncée de leur site

Alors que le leader mondial de l'homéopathie examine ce mercredi un vaste plan social qui pourrait concerner plus de 600 personnes en France, les 34 salariés de Chauray dans les Deux-Sèvres se mobilisent contre la fermeture annoncée de leur site.

Mobilisation ce mercredi à Chauray.
Mobilisation ce mercredi à Chauray. © Alain Darrigrand, FTV
Le personnel de Boiron à Chauray se mobilise ce mercredi contre la fermeture de leur laboratoire prévu en juin 2021.
Neuf des 34 salariés du site des Deux-Sèvres ont fait le déplacement au siège du groupe Boiron près de Lyon où se tient un comité social et économique qui examine aujourd'hui le plan de restructuration. Les autres ont cessé le travail.
En mars dernier, le groupe avait annoncé la suppression de plus de 600 emplois au niveau national. Chauray fait partie des 13 sites qui doivent être fermés par le leader mondial de l'homéopathie

Colère et rage 

Sur les banderoles qui flottent à l'entrée du site, le personnel a affiché sa colère : "Actionnaires blindés salariés virés". 
"Je suis convaincue qu'il n'y aura pas de machine arrière, je suis à quelques années de la retraite et je ne sais pas comment je vais terminer"s'inquiète Aurora Goncalvez, technicienne chez Boiron.
"Moi je fais partie de l'équipe commerciale, nous allons recevoir notre lettre de licenciement mi-novembre, ça va faire 36 ans que je suis dans cette entreprise et à l'idée de finir à pôle emploi, je ressens de la colère et de la rage par rapport à l'entreprise. Les actionnaires ont touché les dividendes, il y a eu des manquements dans la gestion de cette entreprise", s'insurge Marie-Christine Boutet, commerciale.

Conditions de départ inacceptables

Alors que la direction justifie se plan de restructuration par le déremboursement de l'homéopathie décidé par le gouvernement français, les grévistes pointent du doigt une mauvaise gestion, ils estiment que les conditions de départ sont inacceptables.
"On a un sentiment d'abandon et de colère envers le gouvernement à cause du déremboursement, nos dirigeants n'ont rien fait pour nous sauver, il y a une volonté de vouloir licencier", se désole Olivier, un technicien du service logistique qui a effectué toute sa carrière chez Boiron.

Reportage d'Alain Darrigrand et Romain Burot à Chauray :

Les salariés des sites de Nantes, Rennes, Brest, Tours manifestaient aussi ce mercredi contre le Plan de Sauvegarde de l'emploi (PSE). 

 
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