Utiliser librement des Préparations Naturelles en alternative aux pesticides : toujours pas possible en 2019 !

Ce sont les "Préparations Naturelles Peu Préoccupantes". Ces remèdes à base d'orties, d'ail et autres produits naturels font pourtant l'objet de réglementations contraignantes, quand elles ne sont pas interdites ! Depuis plus de 10 ans une association périgourdine se bat pour leur utilisation libre

L'ASPRO-PNPP lutte depuis plus de dix ans pour une utilisation libre des produits naturels en remplacement des produits phytosanitaires. Un non-sens écologique qui montre les difficultés à appliquer le simple bon sens dans un système trop normatif
L'ASPRO-PNPP lutte depuis plus de dix ans pour une utilisation libre des produits naturels en remplacement des produits phytosanitaires. Un non-sens écologique qui montre les difficultés à appliquer le simple bon sens dans un système trop normatif © France 3 Périgords - Bertrand Lasseguette & Marc Lasbarrères
Il n'a jamais autant  été question d'écologie... et il n'a jamais semblé aussi difficile d'en faire ! Qui aurait dit, 20 ans en arrière, qu'un cultivateur risquait d'être hors-la-loi s'il utilisait des produits naturels, de l'argile ou des orties, pour fortifier ses cultures ?

C'est pourtant ce qui ce constate chaque jour l'ASPRO-PNPP, Association pour la Promotion des Préparations Naturelles Peu Préoccupantes. Derrière son Président Jean-François Lyphout, l'association de Rouffignac-St-Cernin organise ce mercredi et demain jeudi avec la Confédération Paysanne un colloque national Alternatives Naturelles aux Pesticides.

Ces PNPP, comme leur nom l'indique, sont des préparations naturelles qui permettent de limiter, et souvent d'arrêter l'utilisation de pesticides ou d'engrais chimiques. Des décoctions, infusions ou purins, des macérats, des huiles essentielles... 

On utilise du vinaigre, du lait, de l'argile, de la prêle, des orties, de l'ail, de la grande consoude. Des ingrédients appréciés des jardiniers depuis des générations comme autant de remèdes aux vertus reconnues pour chasser les insectes ravageurs, renforcer les cultures ou éviter les maladies.

Sauf que ces produits causaient visiblement des démangeaisons... au législateur. Ils ne faisaient pas l'objet d'une mise aux normes, d'une réglementation, d'études longues et coûteuses en laboratoire, d'homologation et ne sortaient pas d'usines internationales agrémentées. Bref, ils échappaient au contrôle comme autant de mauvaises herbes. Les mauvaises langues prétendent même qu'ils gênaient les lobbies... et ne rapportaient rien à personne, sauf à leur utilisateur.

La guerre de l'ortie, un irritant parcours du combattant Bref, après 13 ans de lutte, les militants et paysans qui souhaitent une utilisation généralisée et simplifiée de ces produits naturels ne sont toujours pas au bout de leur peine... 
 
Une association se bat pour les produits naturels alternatifs aux pesticides ©France 3 Périgords
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