Prenez votre tension artérielle, identifiez les symptômes et appelez le 15 : un bus itinérant pour prévenir les AVC

L'association AVC Tous concernés sillonne les plages du littoral de la Nouvelle-Aquitaine à la rencontre du plus grand nombre. L'objectif : alerter sur les facteurs favorisant les AVC et donner des recommandations pour limiter les risques et les séquelles.

Troubles de l'élocution, paralysie de la bouche, engourdissement des membres ou d'une partie du visage, perte de la vue... ces signes peuvent être annonceurs d'un AVC, un accident vasculaire cérébral. Chaque année en France, environ 150 000 personnes sont victimes de ce manque d'irrigation du cerveau, qui peut laisser de graves séquelles.
Pour mieux le prévenir, le bus de l'association AVC Tous concernés effectue une tournée, à la rencontre des Girondins, et leur propose de prendre leur tension artérielle. "80 % des personnes qui font un AVC ont une tension artérielle trop haute", confirme Philippe Duprat, responsable de l'association sur le Bassin d'Arcachon. C'est très facile de prendre sa tension, donc il faut prévenir les gens".  Son épouse Carole, bénévole auprès de l'association, rappelle "la règle de trois", une méthode à suivre pour bien prendre sa tension à la maison. 

Il faut prendre sa tension trois fois le matin, trois fois le soir, pendant trois jours. Vous notez à chaque fois le chiffre, et ça vous donne une moyenne, qui sera votre véritable tension.

Carole Duprat, bénévole auprès de AVC Tous concernés

à France 3 Aquitaine

Appeler le 15 au plus vite

Un exercice à renouveler tous les deux ou trois mois. Autre piste à ne pas négliger : l'arythmie cardiaque, à l'origine de 20 % des AVC. C'est pourquoi, l'association propose également aux patients de procéder, toujours dans le bus itinérant, à un petit électrocardiogramme rapide. Les personnes identifiées comme étant à risques sont ensuite orientées vers un médecin. 
"On prévient aussi les gens sur les risques liés à la mauvaise alimentation, la cigarette, le cholestérol, le diabète... tous ces facteurs sont très importants pour les AVC", poursuit Philippe Duprat. Lui-même victime d'un AVC en 2010, un accident dont il a gardé des séquelles, il milite incessamment pour alerter le plus grand nombre. "Beaucoup de familles connaissent quelqu'un qui a fait un AVC. Maintenant, on essaie de les prévenir : si on intervient dans les quatre heures, on peut éviter des séquelles énormes"

Philippe Duprat donne également un conseil en cas de suspicion : "On peut essayer de tendre les deux bras. S'il y en a un qui fléchit quand on essaie de le tenir bien droit, cela signifie qu'on commence à avoir des séquelles sur un côté. Il faut très vite appeler le 15." 

De Hendaye (64) à Saint-Trojan (17), cet été l'association se rendra sur une douzaine de plages du littoral de la Nouvelle-Aquitaine.