Bordeaux : des militants écologistes "repeignent" le CIVB pour dénoncer l'usage des pesticides dans la viticulture

Publié le Mis à jour le
Écrit par Catherine Bouvet .

Une trentaine de personnes s'est rassemblée pour une action non-violente "armée" de rouleaux et pinceaux. Ils ont "redécoré" la devanture du Centre Interprofessionnel des Vins de Bordeaux pour dénoncer l'usage massif de pesticides dans la viticulture et réclamer une transition rapide.

Cette action diligentée par le collectif ANV Action Non Violente COP21 avaient pour objectifs de "mettre en lumière l'utilisation massive des pesticides dans les vignobles bordelais et exiger une transition rapide". L'occasion de rappeler  les engagements qu'avait pris le CIVB en la personne de Bernard Farges,  en 2016 pour un Plan de réduction des pesticides.



Les militants estiment qu'à l'heure actuelle "aucun résultat chiffré n'est présent. Seul le label AB est un indicateur fiable et les vignobles bordelais restent en dessous de la moyenne nationale".



Les activistes "peintres" du jour argumentent que :

Si certaines régions de France jouent bien le jeu de la conversion en agriculture biologique, les châteaux bordelais restent les plus mauvais élèves avec seulement 6.7% des parcelles labellisées en bio et plus de 3320 tonnes de pesticides déversées par an.

Avec cette manifestation et ces banderolles ils réclament de la filière des engagements d'ici 2022 pour  :
  • un arrêt immédiat des pesticides de synthèse (CMR, perturbateurs endocriniens et fongicides)
  • la protection des populations sensibles (établissements scolaires, femmes enceintes, etc).

Il faut dire que dernièrement, le Conseil constitutionnel leur donnait raison sur un point en estimant que la sauvegarde de l’environnement et de la santé primait sur la liberté d'entreprendre. L'argument avait été avancé par les producteurs de produits phytosanitaires qui contestaient la loi prévoyant l’interdiction de production et d’exportation de produits interdits en Europe à compter de 2022. 



Regardez le reportage de Gilles Bernard et Marc Lasbarrères.



 

Une répression

Par ailleurs, le collectif dénonce aussi le contexte de répression dont ils estiment faire les frais :

Depuis quelques mois, les opposants anti-pesticides font l'objet d'une répression accrue avec notamment leur surveillance par la cellule DEMETER du ministre Castaner.



 

Des militants qui espèrent aussi être entendus à l'occasion des "Etats Généraux des Riverains contre les pesticides" organisés par ces associations et qui devraient se tenir samedi prochain, le 15 février à Blaye.

 





 
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