"Ils ont fait plier les gros magnats de la viande". Fin de la grève à l'abattoir de Limoges

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Le blocus de l'abattoir de Limoges avait débuté vendredi 21 juin. ©Laurence Ragon / Valérie Agut - France Télévisions

En cinq jours, les salariés de l'abattoir de Limoges sont parvenus à faire plier les patrons de la viande. La nouvelle taxe d'abattage sera payée par les usagers du site qui devrait atteindre l'équilibre financier d'ici la fin de l'année selon les syndicats.

Le blocus est levé. Les camions frigorifiques ont repris leurs rotations suspendues par la grève. La direction va faire payer les taxes d’abattage qui n’ont pas été réglées par les usagers et qui mettaient en danger l’abattoir. Un soulagement pour Damien Surget, délégué du personnel Force Ouvrière : “On a eu des promesses comme quoi à la fin de l'année on serait à l'équilibre, voire avec un peu de marge. Mais derrière il y a des investissements à faire donc on espère que ça va tenir sur la durée."

En pleine campagne électorale, le président de Limoges métropole Guillaume Guérin est à la manœuvre dans ce conflit : “On a l’assurance que les abatteurs ont réglé ou vont régler ce qui est dû et ce qui avait été voté par le conseil d'administration. Et puis ils avaient des revendications très techniques pour lesquelles il est à mon avis assez simple de trouver des solutions donc je suis ravi que les choses aient pu se passer en bonne intelligence."

Cet abattoir public est dépendant de ses trois usagers privés : Plainemaison, Covilim et VLS. Pour le patron de la Chambre d’agriculture Bertrand Venteau, le combat des salariés a fait plier les patrons de la viande : "C'est une bonne nouvelle pour les éleveurs. Je salue ce qu'ont fait les syndicalistes salariés, c'est eux qui ont fait plier les gros magnats de la viande. On peut leur tirer le chapeau."

Ils l'ont fait pour conserver leur travail et pour être à notre service, nous les paysans. C'est quand même remarquable ce qui a été fait

Bertrand Venteau, président de la Chambre d'agriculture de la Haute-Vienne

Avenir toujours incertain

Malgré cette sortie de crise, les salariés comme Emmanuel Osiow restent inquiets quant à la pérennité de leur outil de travail : “Je pense qu'on pourrait rénover la chaîne à porcs et faire des porcs à Limoges, au lieu de les envoyer à Villeneuve et de les ramener ici pour des coûts exorbitants payés par les impôts." 

L'accord prévoit la rénovation de la chaine du froid, du réseau d’eau et de l’assainissement. L’abattoir devrait retrouver un équilibre financier d’ici six mois, mais son avenir reste incertain.  

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