Alors que l’ultimatum de la DNCCG expire ce mercredi soir à minuit, des négociations seraient encore en cours entre Céline Forte et Lionel Peluhet, après que la propriétaire du CSP a refusé une offre de ce dernier, lundi dernier. Il resterait donc encore un espoir pour le club. Mais il s’amenuise au fil des minutes…

Autant, sur un parquet, un money-time peut se révéler excitant, autant il s’avère angoissant lorsqu’il concerne des tractations secrètes, menées pour la survie d’un club, dans ses coulisses. 

La décision de Céline Forte de refuser l’offre de Lionel Peluhet, en début de semaine, en a déconcerté et exaspéré plus d’un, doux euphémisme.

À moins d’un invraisemblable retournement de situation, cela semblait condamner le CSP à voir son engagement en Élite pour la saison prochaine refusé par la DNCCG.

Des négociations toujours en cours ?

Mais d’après Didier Jamot, le président du CSP, qui n’a jamais caché son soutien au projet Peluhet, les négociations se poursuivaient, entre les deux parties, en ce 15 mai, à quelques heures de l’expiration de l’ultimatum du gendarme financier de la Ligue de Basket, fixé à minuit. Et, comme à son habitude ces dernières semaines, il se voulait optimiste quant au dénouement, tout en reconnaissant que ces négociations étaient menées "pas à pas". 

Mais pourquoi accepter aujourd’hui, ce qui avait été rejeté avant-hier ?

Tout dépend de l’offre émise par le cadre d’Intermarché.

S’il s’agit du rachat, pur et simple, des actions du club, et notamment celles détenues par Céline Forte et sa famille, on peut penser que la présidente, comme dans n’importe quelles négociations commerciales, tente de faire monter les enchères, quand l’acheteur, lui, tente de les faire baisser.
En outre, d’autres questions, comme le maintien au club d’Angiolina Forte, la fille de Cécile, voire de son compagnon, Guillaume Lanave, pourraient faire partie des tractations. 

S’il s’agit au contraire d’une ouverture du capital, on imagine que les discussions portent notamment sur la question de la majorité, ainsi que sur certains postes clés, dans l’organigramme du club comme au sein de son conseil de surveillance. Là encore, le maintien de certaines personnes peut se poser également. 

Un dénouement imminent, encore que...

Quoi qu’il en soit, ces négociations ne peuvent perdurer, l’horloge se rapprochant inéluctablement de minuit.

Ou elles échouent, et la DNCCG prononcera vraisemblablement dès demain son fatal refus.
Ou elles aboutissent, mais le CSP ne sera pas pour autant automatiquement sauvé. 

En effet, la DNCCG n’avait pas exigé la signature d’un accord entre l’actuelle propriétaire et de nouveaux investisseurs, mais « la preuve de l'apport de fonds des nouveaux actionnaires, la situation des comptes sur la situation en cours, et la première projection du budget pour la saison 2024/2025 ».

Et ces énièmes mais désormais ultimes négociations, qu’on les appelle de la dernière chance ou de la dernière minute, ne permettront peut-être pas la fourniture de ces pièces, en temps et en heure.

Néanmoins, Lionel Peluhet avait déjà présenté son projet à la Ligue Nationale de Basket, qui à priori l’avait plutôt bien accueilli. Si une nouvelle mouture débouchait sur un accord, le CSP pourrait alors espérer un petit délai, de 24 ou 48 heures, pour transmettre les pièces manquantes. 

Dans le passé, de nombreux clubs, dont Limoges, n’ont pas toujours respecté les délais légaux, sans forcément avoir à en souffrir, même si cela a pu leur être reproché. 

S’il bénéficiait, et de ce dénouement, et de cette mansuétude, le CSP devrait alors attendre son audition devant la DNCCG, prévue le 10 juin, et la décision qui en découlera, pour être définitivement fixé sur son sort. 

Et dans ce cas-là, et pour une fois, on préférerait donc attendre plutôt que d’avoir une réponse rapide. Mais le stop ou (peut-être) encore devrait lui, être connu demain, jeudi 16 mai.