Présidentielle : la voix de Mélanie “les agriculteurs oubliés de la campagne”

Présidentielle : la voix de Mélanie, agricultrice bio
Mélanie a choixi son modèle : l'agriculture bio. Elle regrette que les candidats ne prennent pas la mesure des enjeux liés à l'agriculture - France 3 Aquitaine - Ludivine Tachon et Sylvie Tuscq-Mounet

Mélanie Martin, 27 ans, est agricultrice bio dans les Landes à St-Pierre du Mont près de Mont-de-Marsan. Pour elle, il faut replacer l'agriculture au centre des enjeux du pays.

Par Christine Le Hesran

Mélanie a le sourire. L'agriculture est sa passion mais pas l'agriculture "business". Elle ne veut pas faire comme ses parents à qui l'on a imposé un modèle agricole intensif.
Aidée de trois salariés, elle cultive une cinquantaine de légumes sur 3 hectares. Son choix s'appuie sur ses certitudes : c'est l'agriculture biologique. 

Je veux montrer que derrière l'agriculture bio il y a de la valeur ajoutée et de la crétation d'emploi. C'est porteur d'avenir. Si vous respectez le sol et l'environnement, vous vous respectez vous-même.

L'agriculture oubliée du débat présidentiel

Son constat n'est pas tendre pour les 11 candidats.

On n'entend pas trop parler de l'agriculture. C'est timide alors que le monde agricole est dans une détresse totale. J'aurais espéré davantage de place. On participe à l'économie nationale.

Elle a un avis favorable sur l'Union européenne tout en ajoutant qu'elle préconise une harmonisation vers le haut. Autrement dit, la France doit être plus en avant :

La France est un exemple avec les directives nitrates et la démarche " zéro phyto". On doit élever l'union euroépenne vers ça. 

Autre constat : apporter les bonnes aides, les coups de pouce utiles. Par exemple :

Les investissements plombent l'agriculture. Mieux vaut des aides incitatives vers des modèles agricoles différents.

Mélanie a trouvé son modèle économique même si le retour sur investissement n'est pas encore là. D'ici un an espère-t-elle. Elle est adepte du circuit court. Elle vend à la ferme, fournit 90 à 100 clients via une Amap ainsi que des épiceris bio. 

Il faut replacer l'agriculture au centre des enjeux du pays. C'est bon pour l'économie, l'écologie et la santé publique. 

Mélanie est convaincue que l'avenir est à l'agriculture bio productive et non l'agriculture conventionelle productiviste.

Que proposent les candidats ? Leur réponse apportée lors du congrès de la FNSEA en mars dernier :

 

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