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Le secret d'un apiculteur périgourdin dans la forêt landaise

Au coeur de la forêt des Landes, Paul Thirion a trouvé l'endroit idéal pour ses ruches. Le périgourdin fait régulièrement deux heures de route pour venir leur rendre visite. Il n'a pas choisi les Landes par hasard. Il nourrit ses abeilles grâce à une fleur particulière : de la Bruyère Erica. 
Grâce au printemps humide la bruyère s'est développée. Les abeilles peuvent donc la butiner à loisir... ce qui donne un miel rare. Sombre à l'état liquide, le miel de bruyère cendrée prend une coloration marron foncé à l'état solide. La fleur lui donne un arôme prononcé, des saveurs boisées et une légère amertume.

C'est un miel qui est produit en très petite quantité. Il se vend surtout sur les marchés, un peu dans le négoce ... Il est très recherché par les connaisseurs de miel explique Paul Thirion




Une passion pour huit miels différents

C'est en fabriquant des ruches pour un autre apiculteur que cet ancien ébeniste est tombé amoureux du monde apicole. Aujourd'hui, il est professionnel et transhume ses 400 ruches du printemps à l'automne en fonction du miel recherché. Il produit jusqu'à huit miels différents. 

Je travaille beaucoup mais j'ai à la fois la sensation d'être en vacances quand je viens produire ce miel. Et puis il y a tellement de risque de pas réussir à en produire que ça a un côté un peu exitant aussi de venir le produire, continue l'apiculteur.


La miellée de bruyère Erica n'est pas terminée. Il faut encore attendre quelques semaines avant de pouvoir la récolter. Ce miel rare pourra ensuite être vendu sur les marché... ou faire l'objet de dégustation.

Le miel, comme le vin, fait l'objet de dégustation 

À Paris, par exemple, Alain Coutant, caviste de miel, aide les consommateurs à découvrir le miel qu'ils préfèrent. Il n'a rien à envier aux oenologues, puisque son métier à le même objectif : découvrir et faire découvrir les caractéristiques du miel. 

Les meilleurs miels sont ceux que l'on trouve par bouche à oreille. Ce n'est pas une question de prix, c'est la volonté de l'apiculteur de confier un miel, explique Alain Coutant 



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