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Pays basque : Espelette a accueilli son Tour de France

© France 3 Aquitaine / Christophe Roux
© France 3 Aquitaine / Christophe Roux

La commune d'Espelette au Pays basque accueillait ce samedi l'arrivée du contre-la montre du Tour de France. Un événement qui n'a pas entraîné une fréquentation hors-norme sur ce site déjà très touristique.

Par Maïté Koda

"C’est quand même bizarre. Ils nous font garer la voiture super loin, mais au final à l’arrivée, y a plein de place ".  Effectivement, ce n’est pas la foule qui effraie aux abords de la ligne d’arrivée à Espelette, qui accueillait ce samedi l’arrivée du contre-la-montre du Tour de France.

Soit l’avant-dernière étape du Tour avant le grand final ce dimanche sur les Champs-Elysée :  trente et un kilomètres parcourus depuis Saint-Pée sur Nivelle,  dont le redouté passage du fameux col de Pinodieta.

 




Les spectateurs s’étaient pour beaucoup massés derrière les barrières à Saint-Pée, et le long du parcours. A l’arrivée, restaient quelques centaines de spectateurs qui patientaient, certains depuis plusieurs heures, pour acclamer les coureurs. Ces derniers, contre-la-montre oblige, n'arrivaient qu'au compte-goutte.

Les premiers ont pris le départ depuis Saint-Pée à midi, les derniers, mieux classés, ne sont arrivés qu’aux alentours de 17 heures.


 

Romain Sicard en 44’35

C’est le Hollandais Tom Dumoulin qui s’est imposé au chrono, devant Chris Froome et Geraint Thomas. Le basque Romain Sicard est lui arrivé 59e, en 44 minutes, 35 secondes et 44 centièmes.
 


 "C’est lui que nous sommes venus encourager avant tout, explique Frédéric, venu de la commune voisine d’Hasparren.  C’est le coureur local, même si on aime aussi beaucoup Peter Sagan et Julian Alaphilippe "

Sur place depuis midi, juchés en haut d’une bute pour mieux voir l’arrivée, le père et le fils , déjà présents sur l’étape précédente à Laruns, savourent le spectacle.
Assister au passage du Tour de France, une passion qui se partage en famille. / © C. Roux / France 3 Aquitaine
Assister au passage du Tour de France, une passion qui se partage en famille. / © C. Roux / France 3 Aquitaine
 

Quelques temps morts

Chaque arrivée est saluée par des applaudissements nourris et des coups frappés sur les barrières en tôle. Et entre temps… plus rien ou presque.  Le ballet des hélicoptères, et les animateurs qui informent de la position des cyclistes, en français, puis en basque.

C’est cette attente,  et cette chute d’ambiance, entre chaque arrivée que Séverine n’avait pas anticipé. Cette Saint-Palaisine est venue avec son mari, ses trois enfants et sa nièce. 
 

Chaque année, on assiste à une étape au Pays basque. D’habitude on voit la caravane et ensuite le peloton, là c’est différent… Moi ça ne me dérange pas mais les enfants… 




Assis à ses côtés sur des chaises pliantes, ces derniers patientent devant leurs consoles vidéos. Pour eux, le plus important est déjà passé : la caravane publicitaire leur a distribué casquettes, porte-clés et bonbons soigneusement rangés dans leur sac.
 

La famille quittera les lieux avant le podium, après avoir décroché pour le souvenir un panneau indiquant l’arrivée.
 
 

Etape touristique

La météo capricieuse a également refroidi quelques ardeurs : le ciel est resté menaçant une bonne partie de l’après midi et le sol est boueux.

Rien d'inquiétant pour Patricia, Marie-Christine, Gilbert et Jacky, qui ont fait la route  depuis Limoges. Pour voir le tour, mais aussi découvrir le Pays basque : " On profite de la région, ce sont des paysages qu’on peut d’habitude regarder à la télé. "



Le Tour amène-t-il vraiment des touristes ? Pour nombre de communes organisatrices, c’est le but. Espelette bénéficie déjà d’une certaines renommée, et ses façades  recouvertes de cordes de piment sont devenues emblématiques. De nombreux dessins aux couleurs du Tour sont venus enrichir la décoration de la commune.


Difficile néanmoins de savoir si les nombreux touristes attablés aux restaurants ont été attirés par l’événement.

Benoît (son prénom a été changé) n’en est pas convaincu.  Ce vendeur de produits locaux n’a pas ressenti de véritable afflux ce 28 juillet.

"J’ai surtout travaillé avec les journalistes, reconnaît-il. Mais bon, ca va, la journée n’a pas été trop mauvaise non plus ".

 

De toute façon si ca avait été le cas, j’aurais tout fermé et je serais parti avec les copains regarder l’arrivée ! 



Les plus belles images d'Espelette en ce jour d'arrivée
 

 

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