• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Du sursis et trois relaxes pour les militaires impliqués dans la fusillade de Carcassonne

Montpellier - Nicolas Vizioz, ex-sergent du 3e RPIMa de Carcassonne sur le banc des accusés - 10 avril 2013. / © F3 LR L.Creusot
Montpellier - Nicolas Vizioz, ex-sergent du 3e RPIMa de Carcassonne sur le banc des accusés - 10 avril 2013. / © F3 LR L.Creusot

Trois des 6 militaires impliqués dans la fusillade au 3ème RPIMA ont été condamnés par la justice à des peines de prison avec sursis. Les autres ont été relaxé lundi par le tribunal correctionnel de Montpellier. L'un des avocats des 16 victimes va demander au parquet de porter l'affaire en appel.   

Par Isabelle Bris

Le principal prévenu, l'ex-sergent Nicolas Vizioz, a été condamné à la peine la plus lourde : deux ans avec sursis. Cet homme de  33 ans, du Groupe commando parachutisme du 3ème régiment de parachutistes d'infanterie de Marine (RPIMa), avait ouvert le feu le 29 juin 2008 sur le public avec une arme chargée à la fois de balles réelles et de balles à blanc. 16 personnes dont 5 enfants ont été blessés.

L'ex-lieutenant Christophe Allard est lui condamné à 6 mois avec sursis tout comme l'ex-capitaine Hugues Bonningues.
Les haus gradés : l'ex-lieutenant-colonel Lionel Peyre, l'ex-colonel Frédéric Merveilleux du Vignaux et le lieutenant-colonel Jean-Baptiste Pothier ont tous trois été relaxés.

Le procureur de la République avait réclamé un an avec sursis contre l'ex-lieutenant Christophe Allard et l'ex-capitaine Hugues Bonningues. Il avait demandé six mois avec sursis à l'encontre de l'ex-lieutenant-colonel Lionel Peyre et de l'ex-colonel Frédéric Merveilleux du Vignaux.
Le procureur avait laissé le tribunal décider ou non d'une condamnation pour le lieutenant-colonel Jean-Baptiste Pothier et, si c'était le cas, de lui infliger deux mois avec sursis.

Le parquet a dix jours pour faire appel. En ce qui concerne les indemnités des 16 victimes, c'est maintenant au tribunal administratif de statuer.

3ème RPIMA : sursis et relaxe
Près de 5 ans après le drame au 3ième RPIMA de Carcassonne, le jugement est tombé : 2 ans pour l'auteur des tirs. Relaxe pour les hauts gradés

 

Sur le même sujet

Gilets jaunes : ambiance "bon enfant" à Aimargues dans le Gard

Les + Lus