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Un pavé dans la “Marestranza”

Javier Benjumea Llorente, Marquis de Puebla de Cazalla, est depuis le 3 juin 2011, "teniente hermano mayor", lieutenant frère majeur", de la Real Maestranza de Caballeria de Séville. Une nobiliaire institution, aussi avide de rentes que vide d'afición selon certains observateurs andalous. / © ABC.Séville
Javier Benjumea Llorente, Marquis de Puebla de Cazalla, est depuis le 3 juin 2011, "teniente hermano mayor", lieutenant frère majeur", de la Real Maestranza de Caballeria de Séville. Une nobiliaire institution, aussi avide de rentes que vide d'afición selon certains observateurs andalous. / © ABC.Séville

Ils ont dit non à la feria de Séville 2014. "Ils" se disent le cinq majeur des toreros vedettes. Où l'histoire, en quatre actes, d'un fiasco façon boomerang. Premier acte...

Par Vincent Bourg

L’effet d’une bombe que ce non envoyé aux nez et à la barbe du tandem de beaux-frères Eduardo Canorea-Ramon Valencia, impresarios des arènes de la Maestranza de Séville, par le quintet majeur du toreo composé de Morante de la Puebla, El Juli, Miguel Ángel Perera, Manzanares et Alejandro Talavante.
L’ordre de classement importe peu. Juste tenir en compte que ce tandem paye, avant d’ouvrir le rideau de chaque paseo, prés de la moitié de la recette répartie entre les taxes (21% d’IVA, la TVA espagnole) et les 25% du guichet qu’encaissent la trentaine (sauf erreur) de maestrantes, propriétaires des lieux. Une « dîme », sorte de droit d’aînesse, sel et gabelle, que ces familles nobiliaires se partagent de père en fils depuis 1730.
Ajoutez-y de juteuses (7, 4 et 3 Euros ; adultes, plus de 65 ans, enfants de 7 à 11 ans) et nombreuses entrées, les arènes et son musée étant le troisième monument le plus visité de Séville après la Cathédrale et L’Alcazar, le musée des Beaux-arts n’arrivant qu’en quatrième position. Sans omettre le portefeuille immobilier qui entoure la plaza, appartements et boutiques.
Bref, un des meilleurs « fond de pension » andalous que préside, depuis le 3 juin, 2011 le Lieutenant Frère Majeur, Javier Benjumea Llorente, Marquis de La Puebla de Cazalla, docteur d' économie et master en administration d’affaires et négoces.
Depuis 42 ans, sauf 1973 où je gardais un hangar vide dans l'Argonne, service militaire oblige, je n’ai jamais loupé une feria de Séville. Hormis pour de rares événemments, l’alternative de Fran Rivera Ordoñez, le solo d’Espartaco devant les Miuras, une ou deux de Curro Romero (et encore) ou de Morante, personne au palco des maestrantes sauf Marruchi et José-Luis, ganaderos du fer du Marquis d’Albaserrada.
Le même barman gants blancs et bras croisés, huit rangs vides au palco des « proprios », les maestrantes. Aucune afición dans cette loge à gauche de la présidence quand on envoie le mouchoir blanc. Une loge désespérément vide. Celle, semble-t-il, de la passion zéro d'un fond de pension…
(A suivre, Acte deux: " Le veto de Querétaro")

zoc.

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