La réintroduction d'ours dans les Pyrénées jugée non prioritaire par Ségolène Royal

Publié le Mis à jour le
Écrit par Fabrice Valery .

Interrogée sur BFMTV ce mardi, la ministre de l'Ecologie a réaffirmé que l'introduction de nouveaux ours n'est pas à l'ordre du jour et que "les activités humaines sont prioritaires". Des associations pro-ours lui lancent un ultimatum et menacent de saisir les tribunaux.

A la question de Jean-Jacques Bourdin "y aura-t-il de nouvelles réintroduction d'ours dans les Pyrénées ?", la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a réaffirmé ce mardi sur BFM TV que "les activités humaines et le pastoralisme sont prioritaires" et qu'il faut "une bonne cohabitation", ajoutant que "rien n'est décidé" pour la réintroduction de nouveaux ours mais faisant comprendre que ce n'était pas d'actualité.



EN VIDEO : l'intervention de Ségolène Royal sur les ours (à partir de 17'25'')

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Cette position de la ministre de l'Ecologie n'est pas nouvelle et ne varie pas, mais elle intervient au lendemain d'un ultimatum lancé par deux associations pro-ours Férus et Pays de l'Ours-ADET à Ségolène Royal, lui rappelant que "l'ours brun est une espèce protégée, prioritaire au niveau européen, ce qui implique une obligation de protection en France" et que "la question n’est pourtant plus de savoir s’il faut sauver l’ours, mais comment le faire, et les études scientifiques montrent toutes que l’accroissement naturel ne le permettra pas".



S'appuyant sur la mise en demeure de la France par la Commission Européenne en novembre 2012 et sur le fait qu'il n'y a plus de "plan ours" depuis 5 ans, les associations indiquent que "si aucune mesure concrète de restauration de la population d’ours n’est annoncée le 31 mars 2015, nous saisirons le Tribunal Administratif pour manquement de l’Etat à son obligation de conservation de l’ours".



Document : la lettre ouverte de Férus et Pays de l'Ours-ADET





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