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Toulouse, une rechute au plus mauvais moment

© AFP
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L'effet Arribagé a tourné court. Relancés par leur succès contre Bordeaux (2-1) il y a quinze jours pour la première sur le banc de leur nouvel entraîneur, les Toulousains ont rechuté dès ce samedi à Metz (3-2), compliquant un peu plus leur chemin vers le maintien.

Par Véronique Haudebourg

Décidément, cette saison, le "Téfécé" est incapable de confirmer. Qu'Alain Casanova ou Dominique Arribagé soit aux commandes, les Violets n'ont jamais signé deux victoires consécutives. Une série et tout aurait été différent : les Toulousains se seraient réveillés dimanche hors de la zone de relégation à sept journées de la fin de la saison, à la faveur de la défaite de Lorient face à Rennes (3-0).

Heureusement pour eux, leur mauvaise opération a été blanche et ils restent à deux points des Merlus, premiers non relégables. Mais cette septième défaite d'affilée à l'extérieur a stoppé net l'élan enclenché par leur succès face aux Girondins au Stadium lors de la précédente journée et (re)mis en lumière des lacunes inquiétantes pour une équipe qui espère arracher sa survie dans l'élite.

Séduisants face à Bordeaux, les Toulousains, deuxième plus mauvaise défense du championnat, sont retombés samedi dans leurs travers et se sont révélés une nouvelle fois beaucoup trop fébriles défensivement, à l'image de Spajic, sur les fesses lors du deuxième but de Maïga (42e).

La sortie à la mi-temps de Kana-Biyik, seul défenseur à surnager, remplacé par un faible Yago, et l'exclusion de Tisserand (60e), ont encore plus déséquilibré l'arrière-garde toulousaine. Totalement bousculés en milieu de terrain par les dédoublements des Messins, les Toulousains n'ont jamais su prendre à leur compte l'entrejeu, se contentant trop souvent de longs ballons et laissant beaucoup trop d'espaces.

Une bonne claque

Hormis le contre éclair à l'origine du but de Ben Yedder (22e), impeccablement servi par Pesic, leur bilan offensif est famélique : six tirs, dont trois cadrés,
contre dix-neuf et huit pour les Messins. Le score n'est donc pas franchement à l'image de la confrontation... "On a baissé les bras, défensivement on a péché, il faudra revoir nos schémas tactiques peut-être", a reconnu Yago.

Tactiquement, le 4-4-2 en losange mis en place par Arribagé dès son arrivée sur le banc mi-mars devait pourtant révéler le plein potentiel de l'effectif. "La stratégie est bonne si on fait les choses comme il le faut", a tenté de se rassurer le technicien après la rencontre. Mais "on a laissé trop d'espaces, on
était un bloc beaucoup trop étiré dans la profondeur pour pouvoir espérer être performant à la récupération du ballon. On a couru après
", a-t-il regretté.

Mentalement, cette défaite devrait laisser des traces à un TFC incapable une nouvelle fois d'enfoncer un concurrent direct, après sa défaite face à Lens (1-0) lors du dernier match de l'ère Casanova, et qui s'est effondré après avoir pourtant ouvert le score. "On a pris une bonne claque. Il faudra rapidement enclencher une série pour s'extirper de notre situation. On va s'accrocher", espère Arribagé.

Il lui reste sept matchs pour y parvenir, lui, qui en tant que capitaine du TFC avait tremblé jusqu'à la dernière journée en 2008, pour assurer le maintien du club.

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