Eaux souterraines : niveau globalement favorable en Languedoc-Roussillon

Montpellier - un fontaine dans le quartier Antigone - archives / © F3 LR
Montpellier - un fontaine dans le quartier Antigone - archives / © F3 LR

83% des réservoirs d'eau souterraine de France affichent en cette fin d'hiver un niveau égal ou supérieur à la normale, selon un bilan du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). Les aquifères du Languedoc-Roussillon présentent une situation satisfaisante.

Par Avec AFP

"Cette situation globalement satisfaisante est à nuancer en fonction des régions", souligne le BRGM, après deux années consécutives exceptionnelles (excédent de 20%).

"Le niveau actuel des réservoirs souterrains permet d'envisager sereinement la prochaine période estivale, mais la vigilance reste de mise en fonction des régions." La tendance est favorable surtout pour le sud-est, le bassin Artois-Picardie, l'amont pyrénéen et la Corse, énumère l'établissement public, qui suit l'évolution en temps réel des eaux souterraines sur 1.200 points.

Les aquifères du Bassin parisien, du bassin Adour-Garonne et du Languedoc-Roussillon présentent aussi une situation satisfaisante.

En revanche, la recharge est moins bonne sur la nappe d'Alsace, au nord de Colmar, et sur la nappe de la Côte-des-Bars en Champagne-Ardennes. Une situation liée à une météo hivernale plus humide qu'à l'ordinaire dans le Limousin et dans les régions méridionales.

Un temps sec a au contraire dominé dans la moitié nord. En moyenne sur le pays, la pluviométrie a été déficitaire de près de 20%, rappelle le BRGM.
Ces six mois d'automne et d'hiver, semestre durant lequel la végétation est en sommeil et les précipitations en principe plus abondantes, sont décisifs car ils permettent la reconstitution des nappes.

Au-delà des variations annuelles, une étude du BRGM prévoit, avec le réchauffement du climat, une baisse quasi-générale en France de la recharge en eau des aquifères à horizon 2070, comprise entre 10 et 25% selon les différents modèles de climat issus du scénario médian du Giec (le groupe des experts de l'ONU sur le climat).

Le phénomène est essentiellement lié à l'assèchement des sols.  Selon ce projet de recherche Explore2070, achevé en 2012, deux zones seraient plus particulièrement touchées: le Sud-Ouest (baisses entre 30 et 50%) et le bassin de la Loire (-25 à 30% sur la moitié du bassin versant). Cette diminution de recharge aurait aussi un impact sur le débit des cours d'eau, ajoute l'organisme.

Aujourd'hui, on estime en moyenne à 100 milliards de m3 (100 km3) les ressources en eau dans le sous-sol métropolitain, souligne le BRGM, dont près de 34 milliards de m3 sont prélevés chaque année pour répondre aux différents besoins.

Selon les nappes, les volumes soutirés vont de 1 à 10% de leur débit naturel, mais ce pourcentage peut localement atteindre 50%, voire 100%.

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