Abdelkader Merah : “Je conteste les faits sauf d'avoir été présent lors du vol du scooter”

Abdelkader Merah, dans le box des accusés / © Benoit PEYRUCQ / AFP
Abdelkader Merah, dans le box des accusés / © Benoit PEYRUCQ / AFP

Au troisième jour du procès Merah, le principal accusé, frère de Mohamed Merah, a de nouveau reconnu avoir été présent le jour du vol du scooter à Toulouse, précisant toutefois ne pas avoir participé directement au vol. 

Par Fabrice Valery

Le procès avait commencé depuis 48 heures et pourtant la question n'avait pas encore été posée aux deux accusés : "reconnaissez-vous les faits qui vous sont reprochés ou les contestez-vous ?". A cette question, Abdelkader Merah a répondu qu'il conteste "tous les faits qui (lui) sont reprochés sauf d'avoir été présent le jour du vol du scooter, mais pas d'y avoir participé". 

Abdelkader Merah rejette donc toutes les accusations de complicité dans des crimes terroristes. Il admet uniquement avoir été présent lors du vol du scooter Yamaha T-Max qui a ensuite servi à son frère pour perpétrer ses attentats.

Lors de l'instruction, Abdelader Merah avait déjà reconnu avoir été présent ce jour-là, le 6 mars 2012. Il était au volant de sa voiture, son frère à l'arrière et un "troisième homme" sur le siège passager. Son frère lui aurait dit de s'arrêter et serait sorti rapidement de la voiture. Les deux hommes hommes auraient ensuite vu le futur terroriste débouler à grande vitesse sur un scooter de grosse cylindrée, de couleur sombre.

Abdelkader Merah a toujours dit que le vol n'avait pas été prémédité et que son frère lui avait dit qu'il avait vu qu'il y avait les clés sur le scooter. Il a toujours en revanche refusé de donner l'identité du "troisième homme". Le fera-t-il au procès au moment où les circonstances du vol du scooter seront abordées ? 

Cette déclaration intervient au lendemain de l'examen de la personnalité d'Abdelkader Merah, jugé pour complicité avec Fettah Malki, accusé d'avoir fourni un pistolet mitrailleur Micro-Uzi et un gilet pare-balles à Mohamed Merah. Malki qui, lui, a indiqué contester l'ensemble de ces accusations. 

Dès le début de l'examen de l'enquête, la théorie du "loup solitaire", sans complices, a déjà été mise à mal. 

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