Cyclisme : les coureurs professionnels ont repris l'entraînement sur les routes de montagne de la principauté d'Andorre

Julian Alaphilippe apprécie les routes des Pyrénées, sur lesquelles il avait brillé avec le maillot jaune du Tour de France 2019. / © AFP
Julian Alaphilippe apprécie les routes des Pyrénées, sur lesquelles il avait brillé avec le maillot jaune du Tour de France 2019. / © AFP

Dans le monde du cyclisme un grand nombre de coureurs professionnels a choisi d'habiter la principauté d'Andorre. Bien leur en a pris : du fait que le déconfinement y a déjà commencé, ils ont pu reprendre l'entraînement depuis lundi sur les routes des cols pyrénéens mais avec quelques règles.

Par Yann-Olivier d'Amontloir

Après celle de Monaco, la principauté d'Andorre est devenue l'un des lieux préférés des sportifs professionnels pour leur domiciliation.
La première accueille surtout des joueurs et joueuses de tennis et des pilotes automobiles ; la seconde a acquis en quelques années la préférence d'un certain nombre de golfeurs, de pilotes de moto et surtout de coureurs cyclistes : désormais environ un tiers du peloton du Tour de France y réside.
Parmi ces derniers, on compte le dernier vainqueur de la Grande Boucle, le grimpeur colombien Egan Bernal, mais aussi le Français Julian Alaphilippe, grand animateur de l'édition 2019 : il y a remporté 2 étapes et porté le maillot jaune pendant 14 jours.
Il est vrai que la haute-montagne y était son point faible : il a été relégué à la 5ème place au classement général à l'issue de la dernière étape dans les Alpes, la veille de l'arrivée aux Champs-Elysées.

Le "puncheur" ne veut pas revivre pareille déconvenue lors du Tour de France 2020, en septembre prochain.

En cette période de pandémie du Covid-19, Andorre présente la particularité d'avoir été parmi les plus impactées :
  • on y dénombre 756 cas confirmés soit presque 1 habitant sur 100
  • 514 guérisons ont été constatées pour 46 décès
  • mais les autorités ont lancé très tôt une campagne de dépistage généralisée avec 2 tests à 15 jours d'intervalle pour chacun des 77 000 Andorrans.
Ces chiffres ont permis de déclencher un programme de déconfinement progressif, par étapes, dès après la mi-avril.
Assez peu impactée par la pandémie de coronavirus la Principauté d'Andorre a débuté le déconfinement peu après la mi-avril / © M. Clementz / Max PPP
Assez peu impactée par la pandémie de coronavirus la Principauté d'Andorre a débuté le déconfinement peu après la mi-avril / © M. Clementz / Max PPP

Depuis ce lundi 4 mai de nouvelles restrictions ont été levées : parmi les premiers à en profiter, les coureurs cyclistes professionnels ont pu reprendre l'entraînement sur les routes de montagne de ce petit coin de Pyrénées.
Il y a cependant des restrictions à respecter :
  • chacun n'a droit qu'à 3 fois 3 heures de sortie par semaine
  • ils sont une cinquantaine répartis en 2 groupes, mais ne doivent pas rouler ensemble
  • les uns roulent le lundi-mercredi-vendredi, les autres le mardi-jeudi-samedi, de 11 H à 14 H
  • seules les routes des cols d'Ordino et d'Arcalis leurs sont accessibles.

Julian Alaphilippe est soulagé de pouvoir effectuer ces sorties, lui qui commençait à en avoir plus qu'assez du "home-trainer". Il a un peu perdu la condition mais il va retrouver très vite la forme

explique Franck, frère et entraîneur de celui qui fut l'un des grands animateurs du Tour de France 2019.

Il est vrai que le vélo d'appartement est le partenaire d'entraînement incontournable des cyclistes et des triathlètes hors-saison, mais certains ont une nette préférence pour les grands espaces.
Les 2 cols qui ont été choisis par les autorités andorranes sont heureusement peu fréquentés, constituent une bonne préparation à la course en haute-montagne : en partant d'une altitude de 1500 m, le col d'Ordino s'élève à 1980 m et celui d'Arcalis présente l'avantage de culminer à 2 200 m.
Cela lui a permis d'accueillir l'arrivée de la 9ème étape de la Grande Boucle en 2016 : il est classé "hors catégorie".
 

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