Suite à l'abattage illégal, en janvier et février 2021, de 400 sapins et chênes centenaires dans la forêt de Perles-et-Castelet, en Ariège, le Procureur de la République de Foix a ouvert une enquête. Celle-ci se poursuit activement, notamment à l'aide de drone. 

Les faits remontent au mois de janvier 2021 : des bûcherons parlant espagnol sont vus en train d'abattre des chênes centenaires et des sapins sur des parcelles appartenant à des particuliers, dans la commune de Perles-et-Castelet, en Ariège. Personne n'a apparemment fait appel à eux et pourtant, 400 arbres sont abattus en peu de temps, sans que les propriétaires ne puissent s'y opposer. 

Atteinte à l'environnement

Qui est derrière cette opération d'abattage illégal ? L'affaire est prise très au sérieux par le Parquet de Foix qui a ouvert une enquête pour vol en réunion avec dégradation. "Pour l'instant, une douzaine de victimes ont été identifiées pour ces faits", explique le procureur de la République de Foix, Laurent Dumaine, "j'ai saisi la gendarmerie, la communauté de brigade d'Ax-les-Thermes, de cette enquête que je suis personnellement et qui a pour moi une grande importance".

Des moyens d'enquête particuliers sont mis en oeuvre parce que je souhaite que cette affaire puisse être résolue. Mon Parquet mène une politique pénale forte en matière d'atteinte à l'environnement, ce dossier est l'un de ceux que je suis particulièrement pour cette raison-là.

Laurent Dumaine, procureur de la République de Foix

Réponse pénale ferme

L'une des priorités des gendarmes ariégeois est d'essayer d'identifier toutes les victimes, car il y en a certainement davantage que la douzaine qui s'est déjà manifestée par un dépôt de plainte. Quant à l'enquête à proprement parler, elle fait ces deux derniers jours l'objet de survol de la zone par un drone. Laurent Dumaine, qui précise qu'il va sûrement saisir un service d'enquête plus spécialisé en matière d'atteinte à l'environnement, assure : "On a des pistes, au sens propre comme au sens figuré, débarrasser la forêt de 300 à 400 arbres, vous imaginez bien que ça laisse des traces, au sens propre comme au sens figuré. Des témoins sont en cours d'audition, nous avons des pistes assez sérieuses pour déterminer le ou les auteurs de cette infraction".

Ceux-ci encourent une peine de cinq ans d'emprisonnement pour vol en réunion avec dégradation mais aussi destruction d'habitat naturel car la faune est aussi touchée par ce délit, explique Laurent Dumaine : "une infraction contre laquelle mon Parquet entend lutter avec une grande fermeté".