Ariège : les acteurs ruraux réaffirment leur opposition à la politique “ours” de l'Etat

De nombreux élus locaux estiment que la présence de l'ours n'est pas compatible avec la pratique de l'agropastoralisme. / © Georges Bartoli/MaxPPP
De nombreux élus locaux estiment que la présence de l'ours n'est pas compatible avec la pratique de l'agropastoralisme. / © Georges Bartoli/MaxPPP

Dans un courrier commun, daté du 31 mars 2019, les élus locaux et les acteurs du monde agricole et du pastoralisme rejettent la concertation proposée par l'Etat et répètent que la cohabitation avec l'ours est - et sera toujours - impossible. 

Par Marie Martin

Il y a du monde - et des noms - à signer cette lettre adressée à la Préfète de l'Ariège, ce dimanche 31 mars 2019.
Le président de la chambre d'agriculture de l'Ariège, le président de la fédération pastorale de l'Ariège, le sénateur Alain Duran, le président du conseil départemental de l'Ariège, et bien d'autres...

Ils sont invités à participer à une réunion départementale portant sur la mission "ours" et visant à recueillir l'avis de tous ces acteurs sur le projet de feuille de route "ours et pastoralisme". Mais pour eux, il s'agit simplement de leur "faire accepter une cohabitation qui signe la mort du pastoralisme et de l'élevage dans nos montagnes". 

Ils n'ont jamais voulu de l'ours et n'en voudront jamais : la position est on ne peut plus simple. Les signataires de cette lettre estiment que l'amélioration des mesures en estives est conditionnée au fait que les éleveurs acceptent de nouvelles contraintes. Des injonctions insupportables, pour eux. 

"Cette concertation-là, nous n'en voulons pas". Les signataires demandent un changement de cap radical : pour eux, l'Etat doit cesser les introductions d'ours. Il doit également mettre en place un véritable plan de gestion des plantigrades pour faire diminuer la prédation dans les Pyrénées. Enfin, ils estiment que les aides et les indemnisations doivent être allouées sans condition. 
 

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