"Casser pour casser, je ne comprends pas, c'est hallucinant, écœurant", un petit village ciblé par de nouvelles dégradations

Dans la nuit du 21 au 22 décembre, plusieurs dégradations ont été commises sur des installations publiques du village de Daumazan-sur-Arize (Ariège). Ce n'est pas la première fois que la commune est la cible de tels agissements.

Au matin du vendredi 22 décembre 2023, la maire de Daumazan-sur-Arize (Ariège), a constaté de nombreuses dégradations à plusieurs endroits de sa commune. Après des tags sur la mairie en juillet et des dégradations les années précédentes, la tranquillité du village est une nouvelle fois menacée.

Une vitre de l'école maternelle a été cassée, un grillage découpé ou encore une porte du club house fracturée.. Voilà le triste constat qu'a fait Carole Maurette le vendredi 22 décembre au matin. "Il y a eu une tentative d'effraction dans la classe des maternelles, un cadenas arraché sur la porte qui mène au stade de rugby, le volet de la bibliothèque arraché...", continue d'énumérer l'édile.

"Les élèves de maternelle n'ont pas pu aller à l'école, alors on les a réorientés vers une autre classe en leur disant qu'il y avait un petit-déjeuner de Noërl. On ne voulait pas qu'ils voient ça. Après, j'ai tourné pendant une heure avec les gendarmes, donc peut-être qu'ils se sont doutés de quelque chose", sourit malgré tout Carole Maurette.

La maire assure que les enfants retrouveront leur salle de classe à la rentrée, les bris de verre ayant été retirés. "Les entreprises qui peuvent réparer tout ça sont en vacances. On aura un rendez-vous à la rentrée pour savoir si on peut réparer en interne. Mais dans tous les cas, ça risque de coûter un certain montant."

Quatre jours après les faits, Carole Maurette enrage toujours. "Je suis très, très en colère. S'en prendre à une école, je ne comprends pas. C'est hallucinant, écœurant. Surtout, il n'y a pas eu de vol ni dans la salle de classe, ni au club house. C'est vraiment de la dégradation pure et simple."

"Celui qui vole de la nourriture, c'est qu'il a faim. Pareil pour quelqu'un qui vole de l'argent, il cherche à s'enrichir. Mais là, casser pour casser, je ne comprends pas. J'ai vraiment du mal à avoir du recul sur ce qu'il s'est passé. On touche à l'école de la République et j'ai du mal à comprendre la finalité", continue l'édile qui a porté plainte ce mardi 26 décembre dans l'après-midi.

Carole Maurette est la maire de Daumazan-sur-Arize depuis mai 2023, après avoir été conseillère municipale. "On a toujours dit ce qu'on allait faire et on a toujours fait ce qu'on avait dit. Il n'y a jamais de mauvaises surprises", répond-elle quand on lui demande s'il y a climat particulièrement tendu dans le village.

Quand je vois ce qu'il s'est passé, ça nous conforte dans l'idée qu'il n'y a pas cinquante solutions si on veut retrouver de la sérénité dans le village

Carole Maurette

Maire de Daumazan-sur-Arize

L'élue prend pour exemple un projet d'installation d'un système de vidéoprotection. "Certains le vivent comme une atteinte à leurs libertés. Pourtant, les images ne sont pas intrusives et ne sont pas visionnées à la mairie, on l'a toujours dit. Mais quand je vois ce qu'il s'est passé, ça nous conforte dans l'idée qu'il n'y a pas cinquante solutions si on veut retrouver de la sérénité dans le village."

Pour l'instant, une caméra sur les quatre prévues a été installée dans la commune de 750 habitants. La mairie compte bien aller au bout de son projet pour que l'épisode du 22 décembre n'ait pas de suite. "Ça va nous demande du temps et de l'investissement, à la fois humain et financier. Mais on ne lâchera pas", lance Carole Maurette, déterminée à permettre à ses administrés de vivre à nouveau sereinement.