Des ours ont agressé 212 personnes et fait 6 morts : la désertification et le réchauffement climatique provoquent la multiplication des attaques au Japon

La montée des attaques d'ours au Japon révèle un pays confronté à une crise de cohabitation entre les habitants et la faune sauvage. Avec 212 personnes agressées ou blessées, dont 6 décès en huit mois, les conséquences du dépeuplement et du changement climatique créent un terreau fertile pour des rencontres dangereuses entre humains et ursidés.

C'est sûrement la crainte des opposants de l'ours dans les Pyrénées, même si la situation en France n'est pour l'heure absolument pas comparable. Le Japon se dépeuple et les ours en profitent.  Conséquence : les attaques d'ours noirs d'Asie deviennent de plus en plus croissante. La sécurité des habitants dans des zone semi-urbaines se fragilise. En 8 mois, 212 personnes ont été agressées ou blessées. 6 d'entre eux sont morts. 

L'île principale du Japon, Honshu, abrite une population significative de ces animaux imposants pouvant peser jusqu'à 130 kilos.

Dépeuplement, réchauffement climatique

Plusieurs facteurs viennent expliquer cette situation. Tout d'abord, le dépeuplement de certaines régions. A l'abandon, sans humains, ces zones offrent ainsi aux ours l'opportunité de s'approprier de nouveaux territoires.

Le changement climatique aggrave la situation. Un été exceptionnellement chaud et sec a entraîné une diminution de la production de fruits essentiels pour les ours, tels que les glands de chêne japonais et les faines. Cette pénurie alimentaire pousse les ours à s'aventurer dans les zones habitées, augmentant ainsi les risques d'attaques.

Faire cohabiter la faune sauvage et les populations humaines

La cohabitation entre les populations humaines et la faune sauvage est devenue un enjeu majeur au Japon. Les habitants sont incités à prendre des précautions, notamment en veillant à bien ranger leurs déchets et à éviter d'attirer les ours avec des fruits. ritoires autrefois occupés par les humains.

6 personnes sont morts, et 206 autres blessées entre janvier et début novembre 2023. Le pire bilan rencontré depuis 2006, selon le journal nippon Mainichi Shimbun.